M. Machnouk s’entretenant avec l’ambassadeur de France.
Le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a manifesté hier son inquiétude, devant l'ambassadeur de France, Emmanuel Bonne, face à « la situation qui sévit au Liban avec le prolongement de la paralysie des institutions et la vacance à la tête de l'État », mettant l'accent sur « les répercussions économiques, financières et sécuritaires » de cette situation. M. Machnouk a relevé que « les choix du Liban sont limités et que le temps ne joue pas en faveur du pays, d'où la nécessité d'élire un président de la République ».
M. Bonne, qui s'est entretenu hier avec M. Machnouk de la coopération en matière de sécurité, notamment à l'aéroport de Beyrouth, a souligné l'importance de « l'élection d'un président de la République et de la réactivation des institutions afin de faciliter la tâche à la communauté internationale, qui veut aider le Liban pour faire face à la crise des réfugiés ».
C'est notamment le dossier des réfugiés syriens que le ministre de l'Intérieur a discuté avec le représentant adjoint de Ban Ki-moon au Liban en matière humanitaire, Philippe Lazzarini. M. Machnouk a noté que « ce dossier devrait être discuté dans le calme, lors d'une séance ministérielle », rappelant qu'une « commission ministérielle est en charge » de la question. Il a aussi souligné l'importance de « soutenir les municipalités qui accueillent un grand nombre de réfugiés ».
Le ministre de l'Intérieur s'est également entretenu avec l'ambassadeur d'Égypte, Nazih Najjari.

