Terrorisme
Alerte à la bombe dans plus de 70 écoles et universités canadiennes
Toutes les écoles de l'île du Prince-Édouard et treize campus universitaires de la Nouvelle-Écosse voisine, sur le littoral atlantique canadien, ont été évacués hier matin en raison d'une « alerte à la bombe », selon les autorités. Une menace reçue par fax hier matin par la police faisait état d'une ou de plusieurs bombes devant « exploser aujourd'hui (hier mercredi) », dans « plusieurs écoles » de l'île du Prince-Édouard, plus petite province canadienne avec quelque 150 000 habitants, a indiqué la Gendarmerie royale du canada (GRC, police fédérale) lors d'un point de presse. Les élèves ont été évacués vers des lieux sécurisés et la police a inspecté chacune des écoles. « Rien de suspicieux ou de menaçant n'a été découvert », a indiqué M. Bailey.
France
L'ex-président Jacques Chirac toujours hospitalisé
L'ex-président français Jacques Chirac reste hospitalisé à Paris pour une infection pulmonaire, a déclaré hier son gendre, Frédéric Salat-Baroux, après des rumeurs sur le décès de l'ancien chef de l'État. Les rumeurs ont notamment été alimentées par un bref message de l'ancienne ministre Christine Boutin qui a tweeté hier matin : « Mort de #Chirac » sur son compte certifié.
Dans la soirée, M. Salat-Baroux a annoncé que l'épouse de l'ancien président, Bernadette Chirac, âgée de 83 ans, était elle aussi hospitalisée depuis mardi. « Profondément marquée par le décès de sa fille aînée Laurence », survenu en avril, et « épuisée » par la maladie de son mari, Mme Chirac a été hospitalisée « pour souffler et récupérer un peu », a déclaré M. Salat-Baroux, qui fut secrétaire général de l'Élysée pendant la présidence de M. Chirac.
La primaire de la droite française lancée, sept prétendants en lice
La primaire de la droite française, étape-clé vers la présidentielle de 2017, a débuté officiellement hier avec deux favoris, l'ancien président Nicolas Sarkozy et l'ex-Premier ministre Alain Juppé, des frères ennemis aux destins liés depuis 40 ans. Le maire de Bordeaux Alain Juppé, 71 ans, un cérébral parfois taxé de raideur, fait la course en tête et mise sur les voix du centre pour l'emporter. Juste derrière, l'énergique Nicolas Sarkozy, 61 ans, mène une campagne très à droite pour rattraper son retard. Les autres concurrents ne devraient pas s'immiscer dans ce duel annoncé. Parmi eux figurent quatre anciens ministres de Sarkozy, dont son ex-chef de gouvernement, le stoïque François Fillon, et une seule femme, l'électron libre Nathalie Kosciusko-Morizet. L'enjeu du scrutin est de taille : le gagnant de la primaire du parti Les Républicains a de grandes chances, selon les sondages, de se retrouver au second tour de la présidentielle face à la candidate de l'extrême droite Marine Le Pen.
Ukraine
Signature d'un accord de démilitarisation dans trois zones de l'Est
Un accord de démilitarisation dans trois zones pilotes de l'est de l'Ukraine a été signé par l'Ukraine et la Russie hier à Minsk, a annoncé Martin Sajdik, le représentant de l'OSCE au sein du groupe de contact sur l'Ukraine. Cet accord, qui prévoit le retrait des armes lourdes et des combattants des petites villes de Stanitsa Louganskaïa, Zolotoïé et Petrovskoïé, doit encore être signé par les dirigeants des républiques populaires autoproclamées (séparatistes) de Lougansk et de Donetsk. Les chefs de la diplomatie allemand et français, Frank-Walter Steinmeier et Jean-Marc Ayrault, avaient dit au cours de leur visite dans l'est de l'Ukraine la semaine dernière tabler sur la signature de cet accord, espérant qu'il relancerait le processus de paix et permettrait l'organisation à l'automne d'un sommet des dirigeants français, russe, allemand et ukrainien.
RDCongo
La situation s'apaise à Kinshasa après deux jours de violences
La vie a repris un cours presque normal hier à Kinshasa après deux journées de pillages et d'affrontements meurtriers entre forces de l'ordre et jeunes réclamant le départ du président Joseph Kabila. La police nationale a fourni un bilan global provisoire de 32 morts, civils ou membres des forces de l'ordre tués lundi et mardi dans les les pires violences qu'ait connues la capitale de la République démocratique du Congo depuis janvier 2015. De son côté, l'UDPS, parti d'opposition historique qui avait appelé à manifester lundi, a affirmé hier que les violences avaient fait plus de 100 morts en 48h.
Les affrontements ont éclaté lundi matin en marge d'une manifestation organisée par un « Rassemblement » d'opposition à trois mois de la fin du mandat de M. Kabila pour lui signifier son « préavis » et exiger son départ le 20 décembre. L'Onu, qui déploie en RDC sa plus grosse force de maintien de la paix au monde (principalement présente dans l'est du pays), s'est montrée prudente avec les chiffres. « Il y a beaucoup de personnes qui ont été tuées », a déclaré à la presse le chef du Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l'homme en RDC (BCNUDH), José-Maria Aranaz, indiquant que son organisme ne donnerait un bilan qu'après un long travail de vérification.
Allemagne
Berlin dénonce la banalisation du racisme
Les autorités allemandes ont haussé le ton hier pour dénoncer la banalisation de la xénophobie qui menace « la paix sociale » dans l'ex-RDA communiste où les agressions racistes ont fortement augmenté l'an dernier depuis l'arrivée des réfugiés. « L'extrémisme de droite dans toutes ses formes pose une menace très sérieuse pour la paix sociale et le développement économique », a souligné la chargée pour le gouvernement allemand des États régionaux de l'Est, Iris Gleicke, lors d'une conférence de presse à Berlin. « C'est plus qu'un simple signal d'alarme quand les agressions et les violences sont soutenues par le cœur de la société ou acceptées en silence », a-t-elle dénoncé avec véhémence. « La grande majorité des Allemands de l'Est n'est pas raciste ou extrémiste de droite », a lancé Mme Gleicke, également députée d'une circonscription de l'ex-RDA. « Mais je souhaiterais que cette majorité prenne position plus fortement et plus nettement », a-t-elle ajouté. « La société ne doit pas fermer les yeux quand des gens sont agressés ou que des foyers de réfugiés sont incendiés », a-t-elle encore jugé.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef