Les États-Unis avaient accusé Volkswagen en septembre 2015 d’avoir utilisé dans ses voitures un logiciel fraudeur pour les faire passer pour moins polluantes. Patrick Pleul/AFP
Des investisseurs s'estimant lésés par le trucage des véhicules diesel de Volkswagen ont déposé environ 1 400 plaintes pour réclamer au constructeur allemand 8,2 milliards d'euros (9,2 milliards de dollars), a annoncé hier le tribunal de Brunswick.
Sur cette somme, 2 milliards d'euros (2,2 milliards de dollars) de demandes de dédommagement concernent des investisseurs institutionnels, le gros des plaintes venant d'investisseurs privés, selon un communiqué de ce tribunal situé en Basse-Saxe, où se trouve également le siège de Volkswagen.
Le scandale du diesel a éclaté le 18 septembre 2015, lorsque les autorités américaines ont accusé Volkswagen, numéro un européen de l'automobile, d'avoir utilisé dans ses voitures un logiciel fraudeur pour les faire passer pour moins polluantes qu'elles n'étaient vraiment lors des tests de contrôle. Dans les premières séances ayant suivi ces révélations, l'action de Volkswagen avait dévissé de 40 % en deux jours à la Bourse de Francfort.
Nombre d'investisseurs, allemands et étrangers, ont été perdants et reprochent à Volkswagen d'avoir tardé à les informer, accusations rejetées par le groupe.
Parmi les investisseurs mécontents figurent le plus grand gestionnaire d'actifs au monde, l'américain BlackRock, allié à d'autres investisseurs dans une même plainte réclamant 1,5 milliard d'euros (1,7 milliard de dollars), ou les États régionaux allemands de Bavière, Bade-Wurtemberg et Hesse, qui demandent des indemnisations financières allant de 700 000 à 4 millions d'euros (782 000 à 4,5 millions de dollars).
Depuis l'éclatement du dieselgate, Volkswagen fait l'objet dans plusieurs pays d'enquêtes et de demandes de dédommagement d'investisseurs mais aussi de clients.
(Source : AFP)


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