Sukleen s.a.l et Sukomi s.a.l tiennent à apporter quelques précisions à l'article intitulé « Jugerons-nous un jour nos responsables pour tant d'imprévoyance criminelle? », paru dans nos colonnes le mardi 20 septembre.
En réponse à la question posée concernant « la santé des éboueurs de Sukleen qui travaillent dans des conditions épouvantables » et « le taux de cancers des poumons dans cette population de travailleurs », les deux compagnies affirment que « les conditions de travail chez Sukleen et Sukomi sont alignées sur les normes internationales de l'industrie de la gestion des déchets ». « Le critère de santé publique, et spécifiquement la santé des travailleurs, a toujours été en tête de nos priorités, indique un texte de mise au point des deux compagnies. C'est la raison pour laquelle, en plus de la couverture médicale complète que nous assurons à nos employés et travailleurs, nous avons mis à leur disposition une clinique interne où des médecins et des infirmiers assurent une permanence afin de garantir à nos salariés un suivi de santé rigoureux. Ces clinique et infirmerie ont été mises en place depuis le milieu des années 1990, date du début de nos opérations au Liban. Tout au long de nos années de service, aucun cas de maladie reliée aux conditions de travail n'a été signalé. »
À la question de savoir « où en est le procès intenté » à ces sociétés et si celles-ci ont « honoré les contrats de traitement de déchets », Sukleen et Sukomi affirment qu'elles « n'ont jamais manqué à l'appel et que leur collaboration a toujours été des plus positives, dès qu'il s'agissait d'une requête émise par les autorités judiciaires libanaises ». « Durant toutes les années de service, Sukleen et Sukomi ont veillé à une stricte application des termes des contrats signés avec le gouvernement libanais représenté par le CDR, ont tenu à respecter rigoureusement la législation libanaise, comme elles ont toujours fait confiance aux autorités judiciaires libanaises », poursuit le texte. Sukleen et Sukomi affirment qu'« elles se soumettront volontairement aux jugements émis par les autorités judiciaires libanaises et respecteront les voies de recours en vigueur ».
Enfin, en ce qui concerne la « centralisation par Sukleen du service public » de la gestion des déchets, Sukleen et Sukomi précisent qu'« elles n'ont jamais eu de prérogatives qui relèvent de l'ordre stratégique comme la centralisation et/ou la décentralisation du secteur de la gestion des déchets au Liban ». « Cette prérogative relève des autorités libanaises dont le respect nous impose de ne jamais nous mêler ni d'influencer un tel choix ou une telle stratégie », conclut le texte.
Liban - Droit De Réponse
Mise au point de Sukleen et Sukomi
OLJ / le 21 septembre 2016 à 00h00

