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Moyen Orient et Monde - Religion

À Assise, le pape François dénonce le « silence assourdissant de l’indifférence »

Le souverain pontife évoque, à l'occasion d'une journée de prière pour la paix, les « victimes des guerres qui polluent les peuples de haine et la terre d'armes ».

Le pape François, lors d’une prière avec l’archevêque de Canterbury et le patriarche de Constantinople, Bartholomée Ier, hier à Assise. Tiziana Fabi/AFP

Le pape François a dénoncé hier à Assise « le silence assourdissant de l'indifférence » face aux victimes de guerre, lors d'une journée de prière pour la paix réunissant de nombreux dignitaires et fidèles de différentes religions.
« Ils implorent la paix, nos frères et sœurs qui vivent sous la menace des bombardements ou sont contraints de laisser leurs maisons et d'émigrer vers l'inconnu, dépouillés de tout », a-t-il lancé, en évoquant les « victimes des guerres qui polluent les peuples de haine et la terre d'armes ». « Qui les écoute? Qui se préoccupe de leur répondre ? Ils rencontrent trop souvent le silence assourdissant de l'indifférence, de l'égoïsme de celui qui est agacé, la froideur de celui qui éteint leur appel à l'aide avec la facilité avec laquelle on change la chaîne de télévision », a-t-il martelé.
Il a dénoncé une nouvelle fois ceux qui font la guerre au nom de Dieu. « Dieu est un Dieu de paix. Il n'existe pas de Dieu de guerre », a lancé le pontife argentin. Il a insisté sur les horreurs que traversent les pays plongés dans la violence, « sur ces terres où jour et nuit les bombes tombent et tombent ».
« Que le Seigneur nous donne la paix du cœur, qu'il nous ôte toute envie d'avidité, de cupidité, de lutte. Non ! La paix ! La paix ! (...) Au-delà des divisions entre religions. Parce que nous sommes tous fils de Dieu. »
Le pontife argentin s'exprimait lors d'une prière œcuménique avec des responsables orthodoxes, protestants ou anglicans, dans la splendide basilique inférieure Saint-François ornée de fresques de Giotto.
Au cours de cette prière précédant la clôture de ces 30es rencontres interreligieuses pour la paix, les pays en guerre à travers le monde ont été lentement énumérés, dont la Syrie où les combats ont repris lundi, et une bougie a été allumée pour chacun d'eux.
Dans le même temps, musulmans, juifs, taoïstes, bouddhistes, shintoïstes ou encore sikhs étaient réunis dans des lieux différents, selon leur confession, pour prier eux aussi pour la paix.

« Image d'unité »
Arrivé en fin de matinée dans la cité médiévale, François a déjeuné avec les dizaines de dignitaires religieux et experts de ces rencontres interreligieuses, dans l'immense réfectoire de la basilique franciscaine.
Un petit groupe de réfugiés, venus de sept pays, a été invité à déjeuner non loin de la table du pape. Parmi eux une famille syrienne, Mohanad Zanboua, son épouse Nour et leur fille Maria.
« Nous avons perdu nos vies, nos documents, notre maison », a raconté pudiquement Nour, qui rêve de refaire sa vie en Norvège.
Le souverain pontife s'est entretenu en tête à tête avec l'archevêque de Canterbury (anglicans), Justin Welby, le patriarche de Constantinople (orthodoxes), Bartholomée Ier, le président du conseil des oulémas d'Indonésie (musulmans), un rabbin britannique, un membre du patriarcat syro-orthodoxe d'Antioche et un philosophe polonais. Il y a 30 ans, la première rencontre interreligieuse de ce type, à l'invitation de Jean-Paul II, avait représenté un moment historique pour l'Église catholique et le rapprochement de religions souvent séparées par des siècles d'hostilités et de massacres. Le rendez-vous se répète désormais chaque année dans une ville différente, sous l'égide de la communauté catholique de Sant'Egidio.
Pour Marco Impagliazzo, président de Sant'Egidio, « il faut montrer une image d'unité », seule réponse au terrorisme « qui divise et cherche à déstabiliser par la violence ».
« Assise se veut une réponse contre le pessimisme », a-t-il ajouté à l'adresse des critiques doutant de l'efficacité de telles discussions entre personnalités déjà modérées.

(Source : AFP)

Le pape François a dénoncé hier à Assise « le silence assourdissant de l'indifférence » face aux victimes de guerre, lors d'une journée de prière pour la paix réunissant de nombreux dignitaires et fidèles de différentes religions.« Ils implorent la paix, nos frères et sœurs qui vivent sous la menace des bombardements ou sont contraints de laisser leurs maisons et d'émigrer vers l'inconnu, dépouillés de tout », a-t-il lancé, en évoquant les « victimes des guerres qui polluent les peuples de haine et la terre d'armes ». « Qui les écoute? Qui se préoccupe de leur répondre ? Ils rencontrent trop souvent le silence assourdissant de l'indifférence, de l'égoïsme de celui qui est agacé, la froideur de celui qui éteint leur appel à l'aide avec la facilité avec laquelle on change la chaîne de...
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