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Liban - Les Archives Racontent...

Les Israéliens entament leur retrait

Dans « L'Orient-Le Jour » du 17 septembre 1972

Tanks et half-tracks israéliens quittant Jouaya en fin d’après-midi. Une unité ennemie est cependant restée engagée dans cette localité distante de quelques kilomètres de Tyr. Photo Georges

De Tyr à Naqoura sur le littoral et de Taybé à Bint Jbeil et Aïtaroun dans le Djebel Amel, toute la partie du Liban située au sud du Litani a vécu hier une journée de combat, de sang et de mort, dont il faudra des mois pour se relever.
Durant 14 heures, la région entière – le douzième du Liban – a affronté les Israéliens qui l'ont noyée sous un déluge de napalm, de bombes et d'obus de mortier.
Au Nord-Est, les localités du Arkoub, ainsi que les villages de Aïha, Kfardinis et Rachaya el-Wadi dans la Békaa ont eu également leur part de feu et de ruines dans l'après-midi.
Le soir, toutefois, les Israéliens se retiraient partiellement, évacuant la région, à l'exception de Jouaya et de Qana, une douzaine de km à l'est de Tyr. Mais Tel-Aviv indiquait à minuit que des raisons de sécurité l'empêchaient de se retirer de nuit, laissant entendre que le gros des troupes laissé au Liban regagnerait Israël aujourd'hui. Parallèlement, l'ennemi baptisait « opération-nettoyage » l'offensive d'occupation qu'au départ il avait pensé entreprendre.
Cette évacuation partielle, le pays la doit à la riposte de l'armée. Riposte d'autant plus admirable qu'elle a été menée avec des moyens rudimentaires, et que les militaires libanais, mis à l'épreuve, ont manifesté un héroïsme qui a coûté. (...)

De Tyr à Naqoura sur le littoral et de Taybé à Bint Jbeil et Aïtaroun dans le Djebel Amel, toute la partie du Liban située au sud du Litani a vécu hier une journée de combat, de sang et de mort, dont il faudra des mois pour se relever.Durant 14 heures, la région entière – le douzième du Liban – a affronté les Israéliens qui l'ont noyée sous un déluge de napalm, de bombes et d'obus de mortier.Au Nord-Est, les localités du Arkoub, ainsi que les villages de Aïha, Kfardinis et Rachaya el-Wadi dans la Békaa ont eu également leur part de feu et de ruines dans l'après-midi.Le soir, toutefois, les Israéliens se retiraient partiellement, évacuant la région, à l'exception de Jouaya et de Qana, une douzaine de km à l'est de Tyr. Mais Tel-Aviv indiquait à minuit que des raisons de sécurité l'empêchaient de se retirer...
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