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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Américaine

Hillary Clinton de retour sur le terrain pour remobiliser son électorat

La candidate démocrate à la Maison-Blanche va mieux physiquement, mais pas dans les sondages.

Remise de sa pneumonie, Hillary Clinton était attendue hier après-midi pour une réunion publique à Greensboro, en Caroline du Nord, puis pour un discours à Washington dans la soirée. Brendan Smialowski/AFP

Hillary Clinton est repartie hier sur le terrain pour la première fois depuis sa pneumonie, désireuse de reprendre l'offensive après quatre jours d'absence et une chute dans les sondages face à Donald Trump.
L'enjeu est de mobiliser à nouveau l'électorat de gauche et reconquérir au moins une partie de l'avance acquise après les conventions d'investiture de juillet. L'érosion est nette dans plusieurs sondages : alors qu'elle avait six points d'avance à la mi-août dans un duel, en moyenne, elle en a moins de deux aujourd'hui. Un nouveau sondage CBS/New York Times crédite chacun des candidats de 42 % des intentions de vote des Américains qui prévoient de voter le 8 novembre, le reste étant divisé entre les candidats tiers. Coup de tonnerre : le républicain a pris la tête dans l'Ohio et la Floride, selon des enquêtes CNN. Sans ces deux grands États, champs de bataille cruciaux de l'élection présidentielle, il sera difficile pour la démocrate de succéder à Barack Obama.
« J'ai toujours dit que ce serait une élection serrée », a réagi hier Hillary Clinton, dans sa deuxième interview téléphonique depuis son malaise de dimanche dernier. La voix claire et assurée, elle a longuement discuté de plusieurs sujets d'actualité, semblant avoir pleinement repris des forces. « Je suis contente d'avoir enfin suivi les conseils de mon médecin et pris quelques jours de repos, au lieu de continuer à travailler, comme le font beaucoup de gens », a-t-elle dit dans le Tom Joyner Morning Show.
La candidate démocrate à la Maison-Blanche était attendue dans l'après-midi pour une réunion publique à Greensboro, en Caroline du Nord, puis pour un discours à Washington dans la soirée. L'incident médical de dimanche dernier l'a forcée à annuler une tournée dans l'ouest du pays et à publier un nouveau bulletin de santé mercredi. Selon son médecin, l'ancienne secrétaire d'État, qui aura bientôt 69 ans, est apte à assumer la fonction présidentielle. Elle aurait un état mental « excellent » et a souffert cette année d'allergies saisonnières et d'infections traitées par antibiotiques.

« Comme si j'avais 30 ans »
Hier, c'était au tour de Donald Trump de publier les résultats de son examen médical. Bilan : le milliardaire de 70 ans est lui aussi en « excellente santé », selon son médecin. « Je me sens comme si j'avais 30 ans », a assuré M. Trump sur Fox News, dans une émission matinale où il intervient régulièrement. Son cholestérol est sous contrôle, mais il est en surpoids, pesant 107 kg pour 1,90 m. « C'est difficile quand on fait campagne, il n'y a que du fast-food », a-t-il fait valoir.
Avec le retour prévu de la démocrate, Donald Trump a abandonné ses airs de
gentleman et ouvertement remis en cause le niveau d'énergie de sa rivale, lors d'un meeting mercredi soir à Canton, dans l'Ohio. Après avoir relevé qu'elle était alitée, le candidat républicain a demandé à ses partisans, évoquant la chaleur de la salle : « Vous pensez que Hillary Clinton serait capable d'être là pendant une heure ?
Je n'en sais rien. » Politiquement, Mme Clinton doit surtout effacer sa gaffe sur les électeurs « pitoyables » de M. Trump. C'est ainsi qu'elle a qualifié la moitié des partisans de son adversaire, vendredi dernier, lors d'une réception de levée de fonds à New York, déclenchant un tollé à droite.
Dans le jeu de miroirs de cette campagne électorale, les deux camps utilisent les mêmes techniques de harcèlement. Sur la santé, mais aussi sur les fondations créées par chaque famille. Les républicains ont longtemps dénoncé les conflits d'intérêts de la fondation caritative Clinton. Aujourd'hui, ce sont les démocrates qui critiquent l'opacité de la comptabilité de la fondation Trump, accusée d'être un outil d'influence politique au service de l'homme d'affaires. La justice de New York s'intéresse à des transactions douteuses. Et une enquête de Newsweek sur les ramifications étrangères de l'organisation Trump, qui contrôle la marque Trump et son empire immobilier, était abondamment reprise par le camp démocrate. « Je romprai tous mes liens et ce seront mes enfants et mes directeurs qui géreront l'entreprise », s'est de nouveau engagé M. Trump, hier.
Reste enfin le refus de Donald Trump de publier sa déclaration de revenus, une tradition mais pas une obligation légale. Hillary Clinton, pour sa part, répète qu'elle est la candidate la plus transparente de l'histoire récente.
(Source : AFP)

Hillary Clinton est repartie hier sur le terrain pour la première fois depuis sa pneumonie, désireuse de reprendre l'offensive après quatre jours d'absence et une chute dans les sondages face à Donald Trump.L'enjeu est de mobiliser à nouveau l'électorat de gauche et reconquérir au moins une partie de l'avance acquise après les conventions d'investiture de juillet. L'érosion est nette dans plusieurs sondages : alors qu'elle avait six points d'avance à la mi-août dans un duel, en moyenne, elle en a moins de deux aujourd'hui. Un nouveau sondage CBS/New York Times crédite chacun des candidats de 42 % des intentions de vote des Américains qui prévoient de voter le 8 novembre, le reste étant divisé entre les candidats tiers. Coup de tonnerre : le républicain a pris la tête dans l'Ohio et la Floride, selon des enquêtes...
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