Des centaines de personnes manifestaient jeudi à Belfort, dans l'est de la France, pour sauver une usine historique du groupe ferroviaire Alstom, alors que d'autres manifestations sociales sont prévues dans différentes villes contre la politique sociale du gouvernement.
"Alstom c'est Belfort, Belfort c'est Alstom. Alstom vivra". Sous ce cri de ralliement, 700 personnes, selon la police, 1.000 selon les organisateurs sont parties de l'usine, où s'était implanté Alstom en 1879 avant d'y produire sa première locomotive à vapeur en 1880 et son premier train à grande vitesse (TGV) en 1978.
Faute de commandes suffisantes, la direction a annoncé la semaine dernière la fin de la production à Belfort d'ici 2018, tout en s'engageant à transférer les quelque 400 emplois sur d'autres sites en France. A Belfort, la dernière journée d'action contre l'abrogation de la loi travail s'est focalisée sur l'avenir du site.
"Le TGV est sorti de nos murs. Ils ne peuvent pas fermer Alstom Belfort comme ça", s'indignait Pierre, plus de 30 ans passés à l'usine. "On attend une commande publique qui puisse nous sauver."
A l'approche du scrutin présidentiel, le gouvernement socialiste, déjà critiqué pour ne pas avoir fait assez contre la désindustrialisation de la France, a engagé des discussions tous azimuts pour tenter d'empêcher la fermeture de l'usine. L'Etat, qui dispose de 20% des droits de vote au conseil d'administration d'Alstom, cherche notamment des acteurs capables de passer des commandes en France.
Au niveau national, les syndicats ont appelé à des grèves et manifestations dans toute la France contre une réforme du droit du travail, votée cet été au Parlement après des mois d'une vive contestation.
Ce texte est censé fluidifier le marché du travail dans un pays où le chômage culmine à 10%, mais ses détracteurs l'accuse d'être trop favorable aux employeurs au détriment des droits des salariés.
"Alstom c'est Belfort, Belfort c'est Alstom. Alstom vivra". Sous ce cri de ralliement, 700 personnes, selon la police, 1.000 selon les organisateurs sont parties de l'usine, où s'était implanté Alstom en 1879 avant d'y produire sa première locomotive à vapeur en 1880 et son premier train à grande vitesse (TGV) en 1978.
Faute de commandes suffisantes, la direction a annoncé la semaine dernière la fin de la production à Belfort d'ici 2018, tout en s'engageant à transférer les quelque 400 emplois sur d'autres sites en France. A Belfort, la dernière journée...

