M. Tammam Salam entouré, de gauche à droite, de Mmes Sigrid Kaag et Bahia Hariri et de M. François Barras. Photo Dalati et Nohra
Le Premier ministre, Tammam Salam, a affirmé hier que le Liban se trouve « au cœur de la lutte antiterroriste » et qu'il est « directement concerné » par les efforts internationaux « visant à endiguer l'extrémisme violent ».
« L'importance de la stratégie internationale pour lutter contre le terrorisme adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies en 2006 et du Plan d'action pour la prévention de l'extrémisme violent lancé par le secrétaire général de l'Onu en décembre 2015 réside dans le fait qu'elle se base sur deux approches, l'une globale qui consiste à lutter contre le terrorisme à tous les niveaux, et l'autre particulière, propre à chaque pays », a-t-il ajouté, lors du coup d'envoi, au Grand Sérail, des consultations pour un Plan d'action national contre l'extrémisme violent.
« L'extrémisme violent est un fléau qui se répand dans le monde entier », a insisté M. Salam, soulignant que le fait de le combattre ne doit pas rester « un titre international vague », mais doit se concrétiser par des actions prises sur le plan national.
« Les consultations initiées aujourd'hui englobent toutes les composantes politiques, communautaires, sociales et économiques libanaises, et nous mèneront à adopter une feuille de route pavant la voie à un plan national afin de combattre l'extrémisme violent », a affirmé M. Salam. Et d'ajouter : « La dangerosité de la situation actuelle nécessite une mobilisation générale (...). Pour faire face à la menace terroriste au Liban, nous devons d'abord renforcer les structures de l'État. La première étape dans ce sens consiste à élire un président de la République sans plus tarder. »
M. Salam a conclu en affirmant que « la Constitution reste la seule référence pour organiser notre vie publique », appelant à la respecter.
De son côté, Mme Bahia Hariri a mis l'accent sur le rôle des universités et de leurs centres de recherches « dans le développement des politiques nationales, parce qu'elles connaissent les revendications des futures générations ».
L'ambassadeur de Suisse, François Barras, a quant à lui souligné que depuis 2014, avec l'émergence de l'État islamique, les discussions internationales sur la lutte contre l'extrémisme violent sont devenues une nécessité. Il a noté dans ce cadre qu'il est évident que « les mesures sécuritaires et militaires ne suffisent pas pour lutter contre ce phénomène ».
La coordinatrice spéciale du secrétaire général des Nations unies pour le Liban, Sigrid Kaag, a affirmé que plusieurs facteurs doivent être pris en considération pour lutter contre l'extrémisme violent. Elle a expliqué que le plan d'action national libanais contre l'extrémisme violent est basé sur sept axes : l'intensification du dialogue et la lutte contre les conflits ; le renforcement de la bonne gouvernance, des droits de l'homme et de la suprématie des lois ; la coopération avec les différentes couches sociales ; la capacitation des jeunes ; le renforcement du rôle de la femme ; l'investissement dans l'éducation et le développement des compétences ; et la communication stratégique, y compris l'Internet et les médias sociaux.


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