Les activistes lors de leur conférence de presse. Photo Ani
Enlevé mardi soir devant son domicile dans la Békaa, le Dr Saleh el-Chell a été libéré samedi sans rançon. À la suite de sa libération, il a tenu une conférence de presse à son domicile en présence de plusieurs personnalités partisanes et religieuses.
Le Dr Chell a affirmé qu'il a été libéré sans rançon, « en dépit du fait que les ravisseurs avaient demandé la somme de 500 000 dollars, sans en informer la famille ». Il a relaté aussi les faits de l'incident, et fait savoir que ses ravisseurs l'ont jeté par terre à plusieurs reprises et l'ont relâché entre les villages de Majdaloun et Tibé (Baalbeck). Selon lui, « les ravisseurs ont brûlé la voiture utilisée pendant l'opération ».
Le Dr Chell a ensuite remercié le président du conseil municipal de Baalbeck, Hussein Lakkis, et les médias pour les efforts déployés dans cette affaire. De son côté,
M. Lakkis a dénoncé, dans son intervention, toute atteinte à la liberté des individus, tout en indiquant que « la poursuite des auteurs de l'incident relève de la compétence des appareils de sécurité ». À son tour, la famille Chell a stigmatisé, dans un communiqué publié samedi, « le chaos sécuritaire » et exhorté « l'État à élaborer un plan de sécurité pour mettre fin à ce phénomène qui porte atteinte à la réputation de Baalbeck ».
Durant la journée d'hier, plusieurs activistes et notables de Baalbeck ont fait part de leur rejet du déclin sécuritaire dont témoigne la Ville du Soleil. Lors d'une conférence de presse tenue à la place publique de Baalbeck, Bachar Hassan, représentant le Rassemblement des médecins musulmans, s'est interrogé sur les raisons derrière les permis de port d'armes accordés à des gens dont le casier judiciaire est douteux. « Où sont les appareils de sécurité face aux balles arbitraires et la multiplication des crimes ? » a-t-il dit.
M. Hassan a incité le Hezbollah, le mouvement Amal et le courant du Futur à « aider les appareils de sécurité à s'acquitter de leurs responsabilités, parce que le chaos sécuritaire porte atteinte à tous les "décideurs" de Baalbeck, notamment après l'agression contre le Dr Saleh el-Chell ».
Les participants ont enfin annoncé le lancement de la pétition intitulée « Non au chaos politique », qui sera signée par les habitants de Baalbeck, avant de la présenter au ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, et au mohafez de Baalbeck, Bachir Khodr, ainsi qu'au commandement de l'armée, pour « les pousser à prendre les mesures adéquates en vue d'instaurer la sécurité dans la ville ».

