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Moyen Orient et Monde - Syrie

Américains et Russes tentent de surmonter leurs divergences à Genève

Les deux camps tentent de s'accorder au minimum sur les modalités d'une trêve des combats « de sept à dix jours ».

Le secrétaire d’État américain John Kerry (à gauche) et son homologue russe Serguei Lavrov (à droite) s’asseyant à la table des négociations hier à Genève. Kevin Lamarque/Reuters

Russes et Américains ont négocié hier à Genève dans l'espoir de surmonter leurs différends jusque-là inconciliables sur le conflit meurtrier en Syrie et de parvenir au minimum à un cessez-le-feu. Les chefs des diplomaties américaine et russe, John Kerry et Sergueï Lavrov, se sont retrouvés pour une journée sur les bords du lac Léman, en Suisse, après plusieurs rencontres infructueuses ces dernières semaines.
En fin de soirée, après plusieurs heures de négociations, M. Lavrov a laissé entendre que si aucun accord n'avait pour l'instant été conclu sur une cessation des hostilités en Syrie, la faute en incombait aux États-Unis. Le chef de la diplomatie russe a également indiqué qu'une nouvelle rencontre serait sans doute nécessaire la semaine prochaine. « Nous envisageons d'en rester là pour aujourd'hui et peut-être de se revoir la semaine prochaine », a dit Lavrov devant la presse. Peu auparavant, un responsable russe avait lui aussi laissé entendre que le processus de négociations est « bloqué à Washington ». « Nous attendons une réponse de Washington (...) depuis plus de cinq heures », a-t-il déclaré.
Interrogé sur les déclarations de la délégation russe, un responsable américain a répondu que les discussions se poursuivaient et que « les questions techniques étaient négociées par les deux équipes ». « Nous ne sommes pas pour l'instant en mesure de dire si un accord final peut être atteint ou non », a-t-il ajouté. Les deux camps « font des progrès dans le sens de propositions qui pourraient conduire à une cessation des hostilités au niveau national en Syrie, ainsi qu'à un accès soutenu et sans entrave de l'assistance humanitaire pour les communautés qui en ont le plus besoin », a-t-il encore dit.
Selon le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, familier du dossier, Russes et Américains tentent de s'accorder au minimum sur les modalités d'une trêve des combats « de sept à dix jours », alors que les forces gouvernementales ont resserré leur étau sur Alep. « Il y a encore certains points qui ne sont pas réglés », a indiqué M. Steinmeier, assurant qu'Américains et Russes négociaient « un vrai document de cessez-le-feu ».

Relance du plan de paix
Moscou et Washington, qui soutiennent depuis plus de cinq ans des camps adverses sur le terrain, espèrent de façon générale relancer un plan de paix adopté fin 2015 par la communauté internationale. Un succès des discussions de Genève pourrait faire une « différence majeure » pour l'aide humanitaire, mais aussi en vue d'une solution politique à ce conflit qui a fait au moins 290 000 morts depuis cinq ans, a estimé hier l'envoyé spécial de l'Onu sur la Syrie Staffan de Mistura, présent à Genève.
Sur le terrain, l'armée syrienne a sécurisé une portion de route menant aux quartiers d'Alep qu'elle contrôle, dont les rebelles s'étaient emparés le mois dernier et qui devrait être ouverte aux civils dans les heures qui viennent, a rapporté la chaîne de télévision publique al-Ikhbariya. Cette voie d'accès à la partie occidentale de la ville se trouve dans le secteur de Ramoussa, dont la prise, ces derniers jours, a permis aux forces gouvernementales d'encercler à nouveau totalement la partie orientale, tenue par les rebelles.
Les tirs des rebelles ont fait huit morts, dont quatre enfants, et une trentaine de blessés hier dans le quartier de Salaheddine, qui se trouve sur la ligne de front, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Des raids aériens ont par ailleurs coûté la vie à sept personnes dans des zones rebelles du même secteur, ajoute-t-il.
Par ailleurs, présente dans le nord du pays avec des troupes au sol depuis la semaine dernière, la Turquie a annoncé la mort hier de trois de ses soldats, tués dans une attaque contre leur char menée par des jihadistes du groupe État islamique.
(Source : agences)

Russes et Américains ont négocié hier à Genève dans l'espoir de surmonter leurs différends jusque-là inconciliables sur le conflit meurtrier en Syrie et de parvenir au minimum à un cessez-le-feu. Les chefs des diplomaties américaine et russe, John Kerry et Sergueï Lavrov, se sont retrouvés pour une journée sur les bords du lac Léman, en Suisse, après plusieurs rencontres infructueuses ces dernières semaines.En fin de soirée, après plusieurs heures de négociations, M. Lavrov a laissé entendre que si aucun accord n'avait pour l'instant été conclu sur une cessation des hostilités en Syrie, la faute en incombait aux États-Unis. Le chef de la diplomatie russe a également indiqué qu'une nouvelle rencontre serait sans doute nécessaire la semaine prochaine. « Nous envisageons d'en rester là pour aujourd'hui et...
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