James Liang risque une peine de prison maximale de 5 ans et une amende pouvant aller jusqu’à 250 000 dollars. David Gray/Reuters
Un ingénieur de Volkswagen, James Liang, a été inculpé hier aux États-Unis, accusé d'être « directement » impliqué dans le développement de logiciels truqueurs ayant permis au groupe allemand de contourner les lois antipollution américaines, a indiqué le département de la Justice.
M. Liang, d'abord basé au siège de Volkswagen en Allemagne, où il travaillait au département en charge du développement du diesel, a ensuite été transféré aux États-Unis pour faire partie de l'équipe de VW en charge de préparer et de tester les voitures diesel, peut-on lire dans les documents. Une source proche du dossier avait annoncé un peu plus tôt à l'AFP l'inculpation de James Liang.
« Lorsqu'il travaillait dans le développement du diesel, (James) Liang faisait partie d'une équipe d'ingénieurs qui a développé le moteur (truqueur) "EA 189" qui était conçu pour se conformer aux nouvelles règles draconiennes américaines en termes d'émissions de véhicules diesel », selon l'acte d'accusation. Le but de « cette conspiration était pour Liang et ses coconspirateurs de s'enrichir et d'enrichir illégalement VW », assènent les autorités américaines.
M. Liang est surtout accusé d'avoir participé à la conception du logiciel truqueur ayant été installé sur les modèles VW Jetta années modèles 2009 à 2015 et VW Golf années modèles 2010-2015.
James Liang a plaidé coupable hier devant un juge d'un tribunal de Detroit pour éviter un procès. En échange, il va coopérer avec les autorités américaines qui mènent une enquête pénale contre VW.
Il risque une peine de prison maximale de 5 ans et une amende pouvant aller jusqu'à 250 000 dollars. Il s'agit de la première personne inculpée aux États-Unis dans ce dossier.
(Source : AFP)


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