Une réunion élargie s’est tenue hier sous la présidence de Nouhad Machnouk au ministère de l’Intérieur.
La phase transitoire, permettant de passer du plan gouvernemental de gestion des ordures ménagères à la mise en place d'un plan décentralisé donnant un rôle important aux municipalités, fixée initialement à quatre ans, peut être réduite, a déclaré hier le président de la commission ministérielle chargée de la gestion des déchets, le ministre de l'Agriculture Akram Chehayeb.
M. Chehayeb s'est exprimé ainsi au terme d'une réunion de l'équipe de travail chargée d'assister le ministère de l'Intérieur et des Municipalités pour appliquer le plan gouvernemental de traitement des ordures ménagères. La réunion s'est tenue sous la présidence du ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, en son bureau, en présence d'Akram Chehayeb, du député Hagop Pakradounian, du vice-secrétaire général du Tachnag, Avedis Kidanian, des deux présidents des fédérations des municipalités du Metn, Myrna Murr, et du Kesrouan, Juan Hobeiche, des présidents des conseils municipaux de Bourj Hammoud, Mardig Boghossian, et Jdeidé-Bauchrieh, Antoine Gebara, ainsi que de représentants du CDR et des ministères de l'Intérieur, de l'Agriculture, des Finances et du Développement administratif.
« Le plan de gestion des déchets amendé comprend plusieurs étapes : l'aménagement d'une aire de stockage, l'élimination de la montagne d'ordures et l'établissement d'une décharge sanitaire traitée écologiquement ainsi que les installations alentour », a ajouté M. Chehayeb, en assurant que les déchets ne seront pas jetés dans la mer. Déclarant que « la décentralisation n'est pas un slogan », le ministre a estimé que « la phase de transition, fixée à quatre ans, peut être réduite si les municipalités et les fédérations de municipalités achèvent leurs préparatifs avant ce délai ». « Toute fédération qui aura la capacité, la connaissance nécessaire et les terrains qu'il faut avec les installations nécessaires pour traiter les déchets sera autorisée à le faire et n'enverra plus des détritus à Sedd el-Bauchrieh ou à Bourj Hammoud », a-t-il assuré, en indiquant que la fédération des municipalités du Kesrouan a la possibilité d'assurer un terrain. Celle-ci doit être examinée par les autorités concernées dans la perspective d'un règlement écologique et sanitaire.
Le Tachnag « satisfait »
« Le Metn reste en quête d'un terrain », a poursuivi Akram Chehayeb, en expliquant que ces propositions sont de nature « à rassurer les détracteurs du projet gouvernemental ». Il a fait état de contacts réguliers avec les Kataëb, avant de préciser, en réponse à une question, que si ce parti n'était pas représenté à la réunion, c'est parce que celle-ci était limitée aux municipalités et aux départements étatiques en charge du dossier.
Le plan gouvernemental de gestion des déchets, adopté en mars, se fondait essentiellement sur la construction de deux décharges au Costa Brava (littoral de Choueifate) et à Bourj Hammoud-Jdeidé. Les Kataëb ferment depuis plusieurs semaines la route du chantier de la décharge de Bourj Hammoud, dénonçant le fait que les déchets sont stockés dans l'aire de stockage temporaire, adjacente au chantier de la décharge, presque sans tri préalable.
De son côté, la municipalité de Bourj Hammoud, soutenue par le Tachnag, a fermé la route de l'aire de stockage temporaire de la région, qui accueillait depuis mars les poubelles du Metn et du Kesrouan, provoquant une nouvelle crise des déchets dans ces deux cazas. La municipalité et le Tachnag protestent contre le blocage du plan gouvernemental (par la fermeture de la route de la décharge par des manifestants), mais aussi contre le tri insuffisant des déchets qui atterrissent chez eux, et contre l'incertitude concernant la réhabilitation de l'ancien dépotoir.
Député du Tachnag, Hagop Pakradounian s'est déclaré satisfait des amendements annoncés par M. Chehayeb, qualifiant de « fondamentales » les mesures annoncées par ce dernier.


Chehayeb parle t'il de la prorogation des mandats des incapables... ?
09 h 37, le 08 septembre 2016