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Économie

BCE : scénario inchangé, politique inchangée ?

La BCE fait sa rentrée après un été des plus tranquilles. Ces dernières semaines, les conditions financières sont restées presque stables en zone euro, qu'il s'agisse du taux de change effectif de l'euro, des taux monétaires, ou de la Bourse. Dans la foulée du Brexit, les rendements des emprunts d'État avaient un peu reflué. Les conditions économiques ne sont pas modifiées non plus. Le climat des affaires a mieux résisté qu'on ne pouvait le craindre après le choc du Brexit. Le chômage reste sur un trend baissier, le crédit bancaire se redresse. L'inflation est repassée au-dessus du zéro, mais à peine (+0,2 % sur un an en août). C'est là le problème majeur de la BCE, celui qui conditionne toute son action. À la réunion de juillet, la BCE précisait que le QE serait mené jusqu'en mars 2017 au moins, et aussi longtemps que la BCE ne serait pas assurée d'un redressement vers la cible de 2 %. Au minimum, Mario Draghi va répéter ce message accommodant. Il est en général admis que la BCE ira plus loin que mars 2017, ne serait-ce que pour éviter une tension trop brutale des taux longs, comme lors de l'épisode du « taper tantrum » à la Fed. On ne peut exclure qu'elle fasse des annonces en ce sens dès cette semaine, mais un peu de patience serait davantage justifié (il y a aussi les détails techniques du QE à revoir). Le point important est que le scénario d'inflation de la BCE n'a pas de raison d'être modifiée par rapport à celui de juin, ni à cause de l'euro, ou du pétrole, ou du Brexit.

Cet article est réalisé par Fidus

La BCE fait sa rentrée après un été des plus tranquilles. Ces dernières semaines, les conditions financières sont restées presque stables en zone euro, qu'il s'agisse du taux de change effectif de l'euro, des taux monétaires, ou de la Bourse. Dans la foulée du Brexit, les rendements des emprunts d'État avaient un peu reflué. Les conditions économiques ne sont pas modifiées non plus. Le climat des affaires a mieux résisté qu'on ne pouvait le craindre après le choc du Brexit. Le chômage reste sur un trend baissier, le crédit bancaire se redresse. L'inflation est repassée au-dessus du zéro, mais à peine (+0,2 % sur un an en août). C'est là le problème majeur de la BCE, celui qui conditionne toute son action. À la réunion de juillet, la BCE précisait que le QE serait mené jusqu'en mars 2017 au moins, et aussi...
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