Le lieu de l’explosion à Davao, pris en photo par un téléphone portable, hier. AFP
Au moins 10 personnes ont été tuées et une soixantaine blessées dans un attentat à la bombe hier soir sur un marché de Davao, la plus grande ville du sud des Philippines, selon les autorités.
L'explosion a eu lieu peu avant 2300, heure locale (15h00 GMT), dans un marché animé où les gens dînaient, à proximité d'un hôtel prisé par les touristes et les hommes d'affaires, qui n'a pas été touché. « Nous avons retrouvé des éclats provenant d'un engin explosif improvisé », a déclaré un porte-parole de la présidence, Martin Andanar, à la radio DZMM. Quant aux auteurs de l'attentat, il a évoqué la possible piste de trafiquants de drogue ou d'activistes islamistes, ajoutant : « Beaucoup sont en colère contre notre président et notre gouvernement. » « Nous n'excluons pas la possibilité qu'ils puissent être responsables, mais il est trop tôt pour spéculer », a-t-il encore ajouté.
Dix personnes ont été tuées et jusqu'à 60 ont été blessées, selon la porte-parole de la police municipale, Catherine de la Rey, qui avait auparavant fait état de 30 blessés. Près des lieux de l'explosion, des corps étaient mêlés aux débris de tables en plastique et de chaises.
Le président Rodrigo Duterte, maire de cette ville de deux millions d'habitants pendant près de deux décennies, s'y trouvait hier. Après l'explosion, il s'est rendu « au bureau de police de Davao pour être tenu au courant de la situation », a déclaré son fils, et vice-maire de la ville, Paolo Duterte.
Depuis son arrivée au pouvoir en juin, le président Duterte a lancé des pourparlers de paix avec les communistes. La rébellion et le gouvernement sont convenus la semaine dernière de prolonger indéfiniment la trêve décrétée en vue de ces négociations. Il a également ouvert ces dernières semaines des discussions de paix avec deux des principaux groupes rebelles musulmans, dont le Front Moro islamique de libération (Milf). En revanche, il a déclenché une offensive militaire contre le groupe islamiste Abou Sayyaf, créé au début des années 90, qui a fait allégeance à l'organisation État islamique.
(Source : AFP)


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