Israël
Plus de 460 logements approuvés dans des colonies en Cisjordanie
Israël a approuvé la construction de 463 logements dans des colonies de Cisjordanie, malgré la réprobation internationale devant la poursuite de cette politique. Selon l'organisation israélienne anticolonisation La Paix maintenant, 50 logements ont reçu une approbation finale de la part de la commission compétente et 234 un feu vert initial dans la colonie d'Elkana. En outre, 179 logements déjà construits dans la colonie d'Ofarim ont été validés rétroactivement, a déclaré à l'AFP Hagit Ofran, une porte-parole de La Paix maintenant. La colonisation, c'est-à-dire la construction d'implantations civiles sur des terres occupées par Israël depuis 1967, passe pour un obstacle majeur à la paix. Elle est considérée comme illégale par la communauté internationale, mais s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, y compris celui que dirige actuellement Benjamin Netanyahu et qui fait une place importante aux avocats de la colonisation.
Des propos du patron de la police sur les minorités provoquent un tollé
Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, a volé hier au secours du chef de la police Roni Alsheich, au cœur d'une controverse pour avoir jugé « naturel » que les policiers soupçonnent davantage un Israélien d'origine éthiopienne qu'un autre. « Toutes les études de criminologie à travers le monde, sans exception, prouvent que les immigrés sont davantage impliqués dans la criminalité que d'autres », a dit le chef de la police mardi à Tel-Aviv devant l'association des avocats. Elles montrent aussi que les taux de criminalité sont plus élevés chez les jeunes, a-t-il dit. Quand les deux facteurs se recoupent et qu'un « policier croise un suspect, de manière naturelle son cerveau le soupçonne davantage », a-t-il dit. Le chef de la police « n'a pas cautionné une surrépression visant les Israéliens d'origine éthiopienne. Il a fait exactement le contraire et dit avec courage qu'il y avait un problème et que la police travaillait à le résoudre », a dit Gilad Erdan dans un communiqué.
Les forces israéliennes ferment une radio palestinienne près d'Hébron
Les forces israéliennes ont fermé dans la nuit de mardi à mercredi une radio près d'Hébron, dernier en date des médias palestiniens accusés par Israël d'incitation à la violence en Cisjordanie occupée, ont indiqué l'armée israélienne et la police palestinienne. Les Israéliens ont arrêté cinq personnes lors de cette descente dans la localité de Dura, au sud-ouest d'Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, a dit une porte-parole de l'armée israélienne. L'une des personnes arrêtées est le directeur de la station appelée al-Sanabel, a dit la police israélienne. La radio « a diffusé de manière répétée des contenus encourageant, glorifiant et promouvant la violence et le terrorisme contre les Israéliens », a expliqué une porte-parole de l'armée israélienne, sans spécifier la teneur de ces incitations à la haine. Les forces israéliennes sévissent depuis plusieurs mois contre les médias palestiniens, coupables selon elles de contribuer aux violences qui secouent les territoires palestiniens, Jérusalem et Israël. Elles ont fermé au moins cinq stations de radio ou de télévision depuis, pour la plupart dans le secteur d'Hébron.
Birmanie
Aung San Suu Kyi promet un État fédéral
La Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi a promis hier de transformer la Birmanie en État fédéral, une fois la paix signée avec les rébellions ethniques du pays, qu'elle a réunies pour des pourparlers de paix inédits. « Un accord sur un cessez-le-feu national est la première étape vers la paix, mais aussi vers l'établissement d'une fédération attendue depuis longtemps », a déclaré celle qui est de facto chef du gouvernement. Aung San Suu Kyi, au pouvoir depuis quelques mois après des élections fin 2015, a fait de la fin des guérillas et de l'établissement d'un État fédéral l'une de ses grandes priorités. La Birmanie est le théâtre de conflits ethniques depuis son indépendance de l'Empire britannique en 1948, de nombreuses minorités ayant pris les armes pour tenter d'obtenir plus d'autonomie face à un gouvernement qui les a longtemps ignorées.
Corée du Nord
Un vice-Premier ministre exécuté pour manque de respect à Kim Jong-un
La Corée du Nord a exécuté un vice-Premier ministre pour avoir fait preuve de manque de respect lors d'une réunion présidée par son dirigeant, Kim Jong-un, et envoyé deux autres cadres du régime en rééducation, a annoncé hier la Corée du Sud. « Le ministre de l'Éducation Kim Yong-jin a été exécuté », a ainsi déclaré hier lors d'une conférence de presse le porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification, Jeong Joon-hee.
Kim Yong-jin avait rang de vice-Premier ministre. Accusé d'être « un agitateur antiparti et antirévolutionnaire », Kim Yong-jin a été passé par les armes en juillet, a précisé sous le couvert de l'anonymat un autre responsable du ministère sud-coréen. Il « a été dénoncé pour sa mauvaise posture lorsqu'il était assis sous la tribune » lors d'une séance au Parlement, puis a été soumis à un interrogatoire qui a « révélé » ses autres crimes, a ajouté le responsable. « Il s'est attiré l'ire de Kim (Jong-un) après s'être assoupi durant une réunion présidée par le dirigeant. Il a été arrêté sur les lieux et a subi un interrogatoire serré au ministère de la Sécurité d'État », selon Joong Ang Ilbo, journal sud-coréen à grand tirage.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef