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Économie - Médias

La Grèce ouvre les enchères pour l’attribution de quatre chaînes TV privées

Depuis la fin du monopole public de l’audiovisuel, en 1995, les télés grecques étaient réputées pour leur médiocrité et le biais dans le traitement de l’information. Louisa Gouliamaki/AFP

Huit prétendants enfermés sans contact avec l'extérieur : la Grèce a ouvert hier sous haute surveillance les enchères pour l'attribution de quatre chaînes TV privées, dans le cadre d'une grande réforme de l'audiovisuel censée assainir le secteur mais fortement controversée.
À l'issue d'une première sélection, huit groupes, dont les principales chaînes actuelles, à l'exception de l'hyperendettée Mega, sont en lice pour décrocher des licences de diffusion nationale pour 10 ans, avec une mise de départ de trois millions d'euros (3,36 millions de dollars). Ces enchères marquent l'aboutissement d'une réforme voulue par le gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras pour moraliser et rationaliser le secteur audiovisuel, tenu depuis des décennies par une poignée d'oligarques dans un vide juridique et une opacité financière jusque-là tolérés par la classe politique.
Mais ce coup de balai est fortement contesté par l'opposition de droite, qui accuse le gouvernement de vouloir museler des médias qui lui sont majoritairement hostiles. Six des huit groupes participant aux enchères ont aussi tenté de bloquer la procédure, mais ont été déboutés par le Conseil d'État grec, la plus haute juridiction administrative du pays.
Dans ce contexte, le secrétariat général à l'information a mis en place des conditions draconiennes pour assurer l'intégrité des enchères : arrivés dans la matinée, les candidats sont privés de téléphone portable et ordinateur personnel et assignés chacun seul dans une salle placée sous surveillance vidéo.
Au cours de la procédure, qui pourrait durer jusqu'à 48 heures, ils sont appelés à renchérir à chaque fois à hauteur de 500 000 euros (559 000 dollars). Les deux derniers restés en lice pour chaque fréquence devront déposer une offre contraignante.
Depuis la fin du monopole public de l'audiovisuel, en 1995, les télés grecques, réputées pour la médiocrité de leurs programmes et des biais dans le traitement de l'information, n'ont fonctionné que sur des licences provisoires décrochées sans cahier des charges précis. Parmi les conditions posées aux nouveaux élus, outre le dépôt de garanties bancaires, figure cette fois l'obligation d'embaucher au moins 400 techniciens et journalistes pour chaque chaîne.
Les chaînes existantes déboutées devront pour leur part fermer sous trois mois, a indiqué le gouvernement.
(Source : AFP)

Huit prétendants enfermés sans contact avec l'extérieur : la Grèce a ouvert hier sous haute surveillance les enchères pour l'attribution de quatre chaînes TV privées, dans le cadre d'une grande réforme de l'audiovisuel censée assainir le secteur mais fortement controversée.À l'issue d'une première sélection, huit groupes, dont les principales chaînes actuelles, à l'exception de l'hyperendettée Mega, sont en lice pour décrocher des licences de diffusion nationale pour 10 ans, avec une mise de départ de trois millions d'euros (3,36 millions de dollars). Ces enchères marquent l'aboutissement d'une réforme voulue par le gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras pour moraliser et rationaliser le secteur audiovisuel, tenu depuis des décennies par une poignée d'oligarques dans un vide juridique et une opacité financière...
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