Rechercher
Rechercher

Économie - Étude

Une banque privée suisse sur 10 a disparu du marché en 2015

Selon une étude publiée par le cabinet d’audit et de conseils KPMG, une banque privée suisse sur dix a disparu du marché en 2015. Sam...

Une banque privée suisse sur dix a disparu du marché en 2015, selon une étude publiée hier par le cabinet d'audit et de conseils KPMG, qui relève que le nombre d'établissements aux faibles performances augmente de manière vertigineuse.
L'an passé, le tableau s'est encore assombri par rapport aux années précédentes, ont expliqué les auteurs de cette étude, forçant un nombre croissant d'établissements à vendre ou à suspendre leur activité. Cette étude, menée auprès de 87 banques, a été réalisée en partenariat avec l'université de Saint-Gall.
Les auteurs attribuent ce nouveau recul aux contraintes de transparence, à la réglementation de plus en plus complexe ainsi qu'aux exigences accrues d'une nouvelle génération de clients. Ils citent aussi les conditions de marché difficiles. Tout cela constitue « un mélange toxique » pour les banques privées suisses, selon l'étude.
L'an passé, ce cabinet d'audit, qui publie depuis cinq ans un état des lieux du secteur, avait prédit un recul de 30 % du nombre de banques privées opérant en Suisse au cours des prochaines années. Cette prévision se confirme et s'avère même peut-être éventuellement « trop conservatrice », a cette fois noté le cabinet pour cette édition 2016 intitulée « Clarté sur la performance des banques privées suisses ». L'étude classait les établissements en quatre catégories, le cabinet soulignant que l'écart entre les banques les plus solides et les plus faibles s'est encore creusé.

« Éviction accrue »
« Si la tendance à une éviction accrue des faibles performeurs telle que constatée en 2015 se maintient, il pourrait y avoir une nouvelle réduction annuelle de 10 % par an dans les deux à trois prochaines années », a expliqué Christian Hintermann, responsable des services de conseils financiers chez KPMG, cité dans un communiqué.
Plusieurs établissements étrangers, comme la Royal Bank of Canada, reprise par la banque Syz, ou encore Coutts International, qui a vendu ses activités à l'Union bancaire privée, ont quitté le marché suisse. D'autres établissements suisses, aux faibles performances, ont, eux, été contraints de fermer leurs portes.
L'an passé, 15 établissements suisses ont participé à des opérations de fusion ou acquisition, le nombre de transactions s'accélérant sur la seconde moitié de l'année.
Parmi les facteurs qui ont contribué à ce regain de transactions, les auteurs de l'étude ont évoqué le fait que de nombreux établissements suisses ont achevé leurs négociations aux États-Unis avec le département de la Justice dans le cadre du programme négocié entre Berne et Washington pour régulariser les actifs cachés par des clients américains dans les coffres des banques suisses. Ceci a contribué à lever les incertitudes, notamment au niveau des montants des amendes, facilitant alors les opérations de rachat.
Une nette majorité de ces transactions, soit environ les deux tiers, a toutefois été réalisée sous la forme de rachat d'actifs, plutôt que de rachat d'actions, a pointé le cabinet KPMG, ce qui reflète toujours la crainte des acheteurs de se retrouver face à l'acquisition d'entreprises à problèmes.

(Source : Reuters)

Une banque privée suisse sur dix a disparu du marché en 2015, selon une étude publiée hier par le cabinet d'audit et de conseils KPMG, qui relève que le nombre d'établissements aux faibles performances augmente de manière vertigineuse.L'an passé, le tableau s'est encore assombri par rapport aux années précédentes, ont expliqué les auteurs de cette étude, forçant un nombre croissant d'établissements à vendre ou à suspendre leur activité. Cette étude, menée auprès de 87 banques, a été réalisée en partenariat avec l'université de Saint-Gall.Les auteurs attribuent ce nouveau recul aux contraintes de transparence, à la réglementation de plus en plus complexe ainsi qu'aux exigences accrues d'une nouvelle génération de clients. Ils citent aussi les conditions de marché difficiles. Tout cela constitue « un...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut