L'ONG Human Rights Watch a appelé jeudi la chancelière allemande Angela Merkel à dénoncer les atteintes aux droits humains au Turkménistan, "l'un des pays les plus répressifs au monde", à l'occasion de la visite lundi du président Gourbangouly Berdymoukhamedov.
"Le gouvernement (turkmène) ne tolère aucune dissension, contrôle durement tous les médias et interdit de manière arbitraire aux gens de quitter le pays. De plus, il refuse de donner la moindre information aux proches des dizaines de personnes qui ont été arrêtés et condamnés au début des années 2000", souligne l'organisation de défense des droits de l'Homme.
"La chancelière Merkel ne doit pas laisser passer l'occasion de dire directement et clairement que la répression au Turkménistan doit prendre fin", poursuit HRW qui relève que c'est une "occasion rare", le dirigeant turkmène ne se rendant que rarement en visite dans des démocraties occidentales.
L'ONG demande aussi à la dirigeante allemande d'interroger M. Berdymoukhamedov sur le sort de Saparmamed Nepeskouliev, un collaborateur de la radio américaine Radio Free Europe/Radio Liberty, dont on est sans nouvelle depuis son arrestation durant l'été 2015.
Le Turkménistan, pays parmi les plus fermés de la planète, est dirigé d'une main de fer par M. Berdymoukhamedov depuis 2006. A l'instar de son défunt prédécesseur Saparmourat Niazov dit Turkmenbachi, il a instauré un culte autour de lui et de sa famille et ne tolère aucune forme d'opposition à son pouvoir.
Cette ex-république soviétique d'Asie centrale de cinq millions d'habitants dispose d'énormes ressources en hydrocarbures qui intéressent aussi bien la Russie, la Chine que les Occidentaux.
Le ministère allemand des Affaires étrangères, sur sa page web consacrée aux relations germano-turkmènes, souligne que l'Allemagne est l'un des "partenaires privilégiés" par le Turkménistan. Ce résumé ne mentionne pas le sujet sensible des droits de l'homme.
"Le gouvernement (turkmène) ne tolère aucune dissension, contrôle durement tous les médias et interdit de manière arbitraire aux gens de quitter le pays. De plus, il refuse de donner la moindre information aux proches des dizaines de personnes qui ont été arrêtés et condamnés au début des années 2000", souligne l'organisation de défense des droits de l'Homme."La chancelière Merkel ne doit pas laisser passer l'occasion de dire directement et clairement que la répression au Turkménistan doit prendre fin", poursuit HRW qui relève que c'est une "occasion...


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