Ukraine
Hollande exprime à Poutine sa « préoccupation » face au « regain de tension »
Le président français François Hollande a exprimé à son homologue russe Vladimir Poutine sa « préoccupation » face au « regain de tension de ces dernières semaines » et au « nombre croissant de violations du cessez-le-feu » dans l'est de l'Ukraine, a indiqué hier l'Élysée. Lors d'une conversation téléphonique avec le président Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel, le chef de l'État français « a rappelé la position constante de la France sur le fait que l'annexion de la Crimée ne saurait être reconnue ». Pour sa part, Vladimir Poutine a dénoncé, lors de cette conversation, une « provocation grossière de la partie ukrainienne » qui a envoyé, selon Moscou, un groupe de « saboteurs-terroristes » en Crimée début août, a indiqué le Kremlin.
Droits de l'homme
La Russie donne le mauvais exemple
La Russie donne le mauvais exemple et menace l'autorité de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) en s'arrogeant le droit de ne pas respecter certains de ses arrêts, a pointé hier le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe. « Un État membre du Conseil de l'Europe qui réorganise sa hiérarchie constitutionnelle interne de manière à éviter d'avoir à respecter la Convention (européenne des droits de l'homme) met en danger la prééminence du droit, chez lui mais aussi dans tous les autres pays membres », selon Nils Muiznieks, qui publie un article sur ce thème sur le site Internet de l'organisation paneuropéenne. M. Muiznieks déplore que d'autres pays, parmi les 47 membres du Conseil de l'Europe, semblent suivre la même pente que la Russie.
Corée du Nord
L'Onu accuse Pyongyang de miner la frontière avec le Sud
La Corée du Nord est en train de planter de nouvelles mines terrestres dans le nord de la zone démilitarisée (DMZ) qui la sépare de la Corée du Sud, a indiqué hier le Commandement des Nations unies en Corée (UNC). Des militaires Nord-Coréens ont été vus installant des mines sur la rive nord du pont dit « de non-retour », près du village frontalier de Panmunjom, a déclaré un porte-parole de l'UNC, organisme qui supervise l'armistice qui a mis fin à la guerre de Corée en 1953. L'UNC a « fermement » condamné cette opération de l'Armée populaire de Corée du Nord, soulignant que « la présence de tout engin ou munition sur ou près du pont compromet sérieusement la sécurité des personnes des deux côtés ».
Nigeria
Des musulmans en colère tuent huit personnes pour blasphème
Une foule de musulmans en colère a tué huit personnes dans le nord du Nigeria en mettant le feu à la maison d'un homme qui avait tenté de secourir un étudiant chrétien accusé de blasphème, a annoncé hier la police nigériane. L'incident s'est déroulé lundi dans le village de Talata Mafara, dans l'État de Zamfara. Un couvre-feu a été imposé en ville de l'aube au coucher du soleil, tandis que l'école technique des étudiants impliqués a été fermée. Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, est partagé entre un nord essentiellement musulman et un sud où les chrétiens sont prédominants. Les incidents ethniques ou interreligieux sont fréquents au Nigeria et ont fait des milliers de morts ces dernières années.
Le chef de Boko Haram blessé dans un raid aérien ?
L'armée nigériane a annoncé hier que le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, avait été sérieusement blessé et plusieurs commandants du groupe islamiste tués lors d'un raid aérien sur leur bastion du nord-est du Nigeria. Cette annonce, qui coïncide avec une visite du secrétaire d'État américain John Kerry dans le nord du Nigeria, a été reçue avec scepticisme par des experts qui rappellent que les autorités nigérianes ont déjà annoncé à plusieurs reprises la mort de l'insaisissable chef de Boko Haram. La rébellion islamiste a déjà fait plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009, et a subi des revers importants depuis un an, mais continue de mener régulièrement des attaques et des attentats dans les zones du nord-est du Nigeria bordant le lac Tchad.
Turquie
Un village informé du putsch raté dix jours après... par un berger de passage
Les habitants d'un village sans électricité des bords de la mer Noire n'ont appris la tentative de coup d'État qui a secoué la Turquie le 15 juillet que dix jours plus tard, a rapporté hier le quotidien Hurriyet dans sa version anglaise. C'est un berger de passage qui a appris aux habitants de ce village de la province de Giresun qu'une faction de l'armée avait tenté de renverser le président Recep Tayyip Erdogan. Les villageois ont lancé une pétition pour avoir enfin l'électricité, comme les autres villages de cette province. « Il y a de l'électricité dans la plupart des villages de la mer Noire, mais pas dans le nôtre », a déploré Emine Akcal, organisatrice de la pétition.
Venezuela
Maduro révoque les fonctionnaires soutenant le référendum pour sa destitution
Le président vénézuélien Nicolas Maduro a ordonné la révocation sous 48 heures des cadres de la fonction publique qui ont signé la pétition en faveur du référendum révocatoire initié par l'opposition à son encontre. Jorge Rodriguez, un haut responsable gouvernemental, a déclaré que cette mesure ancre la règle selon laquelle « aucun poste d'encadrement dans les ministères, les institutions publiques, les gouvernements locaux et communaux ne saurait être occupé par des personnes qui sont contre la révolution et le président Nicolas Maduro ». L'opposition exige depuis des mois la tenue d'un référendum révocatoire contre l'impopulaire président Nicolas Maduro et se prépare à une grande marche le 1er septembre dans tout le pays pour intensifier la pression. Car les autorités électorales ont dévoilé il y a deux semaines un calendrier qui rend quasiment impossible l'organisation cette année du référendum, évitant ainsi au Parti socialiste au pouvoir d'éventuelles élections anticipées.
Canada
Ottawa autorise le hijab dans la police fédérale
Le port du voile islamique par les femmes musulmanes est désormais autorisé dans la Gendarmerie royale du Canada, a annoncé hier le gouvernement canadien. « Cette addition à l'uniforme » de la police montée a été décidée récemment par le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Bob Paulson, a dit Scott Bardsley, porte-parole du ministère de la Sécurité publique. La décision « de permettre aux membres féminins de confession musulmane de porter le hijab, si elles le désirent », vise à encourager ces dernières « à envisager une carrière avec la Gendarmerie royale du Canada », a déclaré M. Bardsley, confirmant des informations du quotidien La Presse. Le porte-parole n'était pas en mesure de dire si des femmes portent actuellement le hijab dans la police fédérale. La mesure est en vigueur depuis janvier, selon La Presse.
Soudan du Sud
L'ex-vice-président Machar est à Khartoum
L'ex-rebelle et ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar, en fuite, est arrivé à Khartoum pour « des soins médicaux », a annoncé hier le gouvernement soudanais. Riek Machar avait dans un premier temps fui en République démocratique du Congo après des affrontements meurtriers entre ses partisans et ceux du président Salva Kiir début juillet à Juba. Il a été remplacé par Taban Deng Gai au poste de vice-président. « Le Soudan a accueilli Riek Machar pour des raisons humanitaires », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Ahmad Bilal. Sans préciser depuis quand Riek Machar se trouvait au Soudan, il a souligné que, dès son arrivée, il avait eu besoin de « soins médicaux immédiats ». « Il est à présent dans un état stable. Il restera dans le pays jusqu'à ce qu'il décide de partir. »
Le président français François Hollande a exprimé à son homologue russe Vladimir Poutine sa « préoccupation » face au « regain de tension de ces dernières semaines » et au « nombre croissant de violations du cessez-le-feu » dans l'est de l'Ukraine, a indiqué hier l'Élysée. Lors d'une conversation téléphonique avec le président Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel, le chef de l'État français « a rappelé la position constante de la France sur le fait que l'annexion de la Crimée ne saurait être reconnue ». Pour sa part, Vladimir Poutine a dénoncé, lors de cette conversation, une « provocation grossière de la partie ukrainienne » qui a envoyé, selon Moscou, un groupe de...


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