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Nos lecteurs ont la parole - Élie Michel Nasard

« Si... tu seras un homme mon fils »

À la manière et selon le style du célèbre poème de Rudyard Kipling, voici mon message à mon fils :

Si tu reviens un jour au Liban et tu découvres : que le règne des dynasties communautaro-féodales a cessé et que, par conséquent, la corruption active et passive a disparu, que le pays a guéri de ses maladies héréditaires, comme le confessionnalisme, le tribalisme, le régionalisme, la vassalisation, le népotisme, la prévarication, l'inégalité et l'injustice qui frappent certaines de ses régions et de ses citoyens les plus vulnérables, et que le scandale des carrières, qui ont dévoré nos montagnes, a pris fin, de même que les incendies de forêts criminels ;
que le pays s'est enfin doté d'une loi électorale (pour l'élection des députés) juste et honnête, basée sur la proportionnelle, c'est-à-dire réellement représentative, et que le président de la République est désormais éligible par le peuple, le tout sans intervention de l'extérieur, à l'instar des autres nations civilisées, souveraines, indépendantes et qui se respectent ; des rues et des routes sans crevasses, portant clairement, à la peinture blanche, les signes indispensables d'arrêt et d'orientation routière, non envahies ou squattées partiellement par les commerces alentour, tout en ne servant pas de parkings, lesquels devraient exister en nombre et en surfaces suffisantes ailleurs, tout en étant bien répartis dans les villes et les quartiers.
Tu constates aussi que les pénuries d'eau et d'électricité ont cessé, que les réseaux de prostitution clandestine (avec leurs lots de filles-esclaves) n'existent plus en dehors de la prison, que les tirs de joie ou de deuil meurtriers ont cessé, que l'exploitation du pétrole et du gaz a commencé (sans magouilles), que le pillage systématique du pays s'est arrêté, comme les prétendues adjudications, dont les cahiers des charges sont établis en fonction et à la mesure de certaines sociétés généreuses en pots-de-vin, et que ce qui a été volé précédemment à l'État a été récupéré et les fautifs incarcérés, que nos prisons sont devenues des lieux salubres, peuplés (et non surpeuplés) de pensionnaires traités professionnellement (par des spécialistes), correctement, humainement et avec respect pour leur dignité, afin de leur assurer une formation adéquate, propre à les transformer en citoyens productifs et honorables à leur sortie de prison, tout en y interdisant formellement la prolifération des moyens de communication et la drogue.
Tu remarques également que les convois des personnalités avancent dans nos rues normalement, comme tout le monde, et que la police a repris son rôle de protectrice de la loi, sans discrimination, prête à verbaliser éventuellement des députés et des ministres, au même titre que le reste des citoyens, sans oublier les conducteurs des deux-roues roulant en zigzag et en sens interdit, ainsi que les fêtards bruyants (dont les habitués des pétards assourdissants et à des heures indues), que les services publics ont repris leur rôle au service du citoyen, sans piston et sans pots-de-vin, que le glaive de la justice n'épargne plus aucun citoyen coupable, quel qu'il soit, loin des procès suspects qui traînent pendant des années, tout en mettant fin à la caverne d'Ali Baba au sein du ministère des Télécommunications, et que l'État de non-droit a été définitivement enterré, cédant la place à un authentique État de droit.
Ce jour-là, mon fils, tu pourras être fier de ta patrie (qui aura repris sa place prépondérante dans le monde) et de la brillante civilisation qu'elle incarna jadis et dont elle vient de reprendre le flambeau, fidèle à sa glorieuse histoire multimillénaire, qui a marqué le monde (dans sa partie civilisée, cultivée et innovatrice), patrie qui n'a pas manqué d'héroïsme non plus, comme lorsque la courageuse princesse phénicienne Elishat (Élissar) préféra se suicider par le feu plutôt que de se donner au roi indigène et indigne de Carthage qui la désirait pour épouse, et la non moins héroïque reine de Sidon, Achtarine (dont feu Saïd Akl fit l'éloge), qui refusa la soumission, en préférant se jeter dans le feu, avec ses enfants, plutôt que de se rendre aux conquérants perses.

À la manière et selon le style du célèbre poème de Rudyard Kipling, voici mon message à mon fils :
Si tu reviens un jour au Liban et tu découvres : que le règne des dynasties communautaro-féodales a cessé et que, par conséquent, la corruption active et passive a disparu, que le pays a guéri de ses maladies héréditaires, comme le confessionnalisme, le tribalisme, le régionalisme, la vassalisation, le népotisme, la prévarication, l'inégalité et l'injustice qui frappent certaines de ses régions et de ses citoyens les plus vulnérables, et que le scandale des carrières, qui ont dévoré nos montagnes, a pris fin, de même que les incendies de forêts criminels ;que le pays s'est enfin doté d'une loi électorale (pour l'élection des députés) juste et honnête, basée sur la proportionnelle, c'est-à-dire...
commentaires (2)

Qui avait dit que le Liban est le pays de la lumière et du rayonnement ? Etait-il fou, aveugle ou sourd-muet ?

Annie

14 h 42, le 20 août 2016

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Commentaires (2)

  • Qui avait dit que le Liban est le pays de la lumière et du rayonnement ? Etait-il fou, aveugle ou sourd-muet ?

    Annie

    14 h 42, le 20 août 2016

  • LES 5/6 DERNIERES LIGNES DE CET ARTICLE SUFFISAIENT. TOUTES LES REVERIES QUI LES PRECEDENT SONT DES ILLUSIONS DONC DES CHINERES POUR CET ATOLL...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 40, le 20 août 2016

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