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Un premier militaire turc réfugié en Grèce entendu par le service d'asile

Le service d'asile grec a entendu vendredi le premier des huit militaires turcs qui ont demandé l'asile en Grèce après le putsch manqué du 15 juillet, tandis que la demande turque pour leur extradition a été transmise au parquet d'Athènes.

Cet officier, le capitaine Feridun Coban selon l'avocate du groupe Stavroula Tomara, a été entendu pendant près de cinq heures au siège du service d'asile. Son arrivée et son départ se sont faits à l'écart des caméras.
Ses compagnons - deux commandants, trois autres capitaines et deux sergents- seront ensuite auditionnés un par un à partir de lundi. Aucune décision sur leurs demandes n'est attendue "avant deux ou trois mois", selon le service de presse du service d'asile.

Leur cas "suit une procédure totalement normale", a souligné ce service, alors que l'affaire embarrasse Athènes, qui dépend notamment du bon vouloir turc pour le contrôle des flux de réfugiés et migrants ayant afflué en 2015 sur son territoire en route vers l'Europe du nord.
"Nous espérons que le sort de ces huit innocents ne fera pas partie des négociations que mène l'Allemagne pour maintenir en vigueur l'accord UE-Turquie" conclu en mars pour tarir les passages migratoires en Egée, a déclaré Me Tomara.

Le ministère de la Justice a de son côté annoncé avoir transmis vendredi au parquet d'Athènes la demande d'extradition des huit militaires émise par la Turquie. Son examen pourrait prendre plusieurs mois, selon une source judiciaire.

Les huit militaires sont accusés par la Turquie de violation de la Constitution et de tentative d'homicide contre le président Recep Tayyip Erdogan, dans le cadre de leur participation présumée à la tentative de coup d'État, qu'ils nient, a indiqué la même source.

Selon Me Tomara, les militaires invoquent des risques "pour leur sécurité et leur vie, et celles de leurs familles", en cas de renvoi en Turquie, où le gouvernement mène une purge tous azimuts.
Le groupe avait demandé l'asile après avoir gagné Alexandroupolis, près de la frontière gréco-turque, le 16 juillet en hélicoptère. Il avait été autorisé à atterrir après avoir envoyé un signal de détresse.

Arrêtés à leur arrivée, les huit militaires ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis pour entrée illégale et sont en rétention dans un commissariat de la banlieue d'Athènes.
Les Premiers ministres turc, Binali Yildirim, et grec, Alexis Tsipras, se sont entretenus jeudi au téléphone notamment de "questions de coopération judiciaire", à l'initiative du premier, selon les services de M. Tsipras.

La Grèce et la Turquie poursuivent ces dernières années une politique de normalisation de leurs relations, qui reste toutefois soumise aux aléas de disputes non réglées de souveraineté en mer Égée, et du dossier chypriote.
Selon Me Tomara, la Turquie n'a jusque là demandé l'extradition que de ce groupe "alors que 269 officiers turcs ont aussi fui, en Allemagne, en Italie, en Suède et au Maroc" après le putsch raté.

Le service d'asile grec a entendu vendredi le premier des huit militaires turcs qui ont demandé l'asile en Grèce après le putsch manqué du 15 juillet, tandis que la demande turque pour leur extradition a été transmise au parquet d'Athènes.
Cet officier, le capitaine Feridun Coban selon l'avocate du groupe Stavroula Tomara, a été entendu pendant près de cinq heures au siège du service d'asile. Son arrivée et son départ se sont faits à l'écart des caméras.Ses compagnons - deux commandants, trois autres capitaines et deux sergents- seront ensuite auditionnés un par un à partir de lundi. Aucune décision sur leurs demandes n'est attendue "avant deux ou trois mois", selon le service de presse du service d'asile.
Leur cas "suit une procédure totalement normale", a souligné ce service, alors que l'affaire embarrasse...