Eau, électricité, téléphone : on dirait que ces offices (et directions générales) font la guerre pour empoisonner la vie des Beyrouthins, sous prétexte de leur rendre service.
Depuis quatre ans, chaque été, les rues du centre nerveux de Beyrouth, Bab Edriss, sont livrées à la pioche d'équipes qui ouvrent des tranchées : ce fut d'abord l'Office des Eaux, puis celui de l'Électricité, de nouveau l'Électricité : et voici maintenant (pour ne pas être en reste) le Téléphone.
Partout ailleurs, il aurait été impensable que ces trois offices n'aient pas opté de concert : à Beyrouth c'est le contraire qu'on n'arrive même pas à envisager.
Mais enfin, puisqu'il faut creuser chaque année et sans cesse recreuser, que l'on se dépêche au moins et que l'on travaille de jour et de nuit, au lieu de se contenter d'une vague équipe somnolente qui plie bagages à 17h.
Et pourrait-on espérer, lorsqu'il faudra refaire la chaussée, que l'on se décidera enfin à asphalter cette ancienne rue du tramway, qui va de Nasra au Phare et où les pavés et les rails survivent, alors que le tram est mort et enterré depuis plus de deux ans ?


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
Mâäléééch, car rézzzällâh !
08 h 36, le 19 août 2016