Les appels d'offres et les contrats en rapport avec la gestion de l'Aéroport international de Beyrouth étaient hier au cœur d'une conférence de presse tenue par le ministre des Travaux publics, Ghazi Zeayter, qui s'est penché sur le cas de la compagnie qui a remporté l'appel d'offres du parking de l'aéroport et le travail des employés hors cadre.
M. Zeayter a fait des reproches à « certains journalistes qui déforment la réalité et qui m'accusent de n'en faire qu'à ma guise. Ces propos irresponsables servent des intérêts politiques et personnels. Je veux mettre tous les faits à la disposition du public libanais ».
« J'ai toujours voulu que la loi soit respectée et j'ai été le premier à demander un recours auprès du Conseil d'État en ce qui concerne les procédures réglementaires qui sont en voie d'être émises et cela conformément aux lois en vigueur », a-t-il dit.
« Quand une adjudication a été lancée pour l'exploitation des restaurants de l'aéroport Rafic Hariri, j'ai demandé l'avis du Conseil d'État qui a approuvé les cahiers des charges et nous nous sommes rendus à la direction des adjudications. Ensuite, une partie ayant d'autres intérêts est intervenue pour annuler l'adjudication. Il est déplorable de voir que la même justice qui a approuvé l'adjudication soit la même qui l'ait annulée », a-t-il poursuivi.
Et d'ajouter : « En ce qui concerne l'adjudication des parkings de l'aéroport, les médias ont totalement déformé la réalité. Ce qui s'est passé en fait, c'est qu'en mai dernier, le directeur des adjudications a adressé une missive au ministre des Travaux publics l'informant du fait que les mécanismes de l'adjudication n'obéissaient pas aux règles de la concurrence en vigueur et étaient entachés de failles essentielles et qu'il n'existait qu'une seule compagnie qui participait à l'adjudication, ce qui implique la nécessité de son annulation. Le Conseil d'État a été saisi et devait prendre une décision et c'est une décision discrétionnaire qu'il a prise. »
Se penchant sur les postes vacants à l'aéroport de Beyrouth, il a noté que « vu la situation du pays, de nombreux postes sont vacants au ministère des Travaux publics, et cela malgré le fait que j'ai demandé à maintes reprises au gouvernement de les pourvoir. Comme c'est un phénomène qui touche tous les services de l'État, nous avons recours actuellement aux contractuels pour pouvoir à ces postes ».
De son côté, le député de Beyrouth Serge TerSarkissian a souligné, lors d'une conférence de presse, « la nécessité de pourvoir l'aéroport de Beyrouth du matériel le plus moderne et cela pour préserver la sécurité des lieux et faire face aux menaces terroristes ». Rappelant que le matériel à l'aéroport Rafic Hariri date de 2002, il a indiqué qu'il « faudra acheter du matériel datant de 2016 et non de 2008 comme le stipule une "adjudication de gré à gré" ».
Liban - Aéroport De Beyrouth
Zeayter accuse les médias de déformer la réalité
OLJ / le 18 août 2016 à 00h00


MEME ICI ON NE PEUT PAS SE METTRE D,ACCORD ?
10 h 24, le 18 août 2016