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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

Quinze détenus de Guantanamo confiés aux Émirats arabes unis

La remise de 12 Yéménites et 3 Afghans par les États-Unis constitue le plus gros transfert de prisonniers opéré sous l'administration Obama.

Les États-Unis ont remis 15 détenus de Guantanamo aux Émirats arabes unis, le plus important transfert ordonné par le président Obama, qui cherche depuis 2009 à fermer cette prison militaire controversée ouverte après les attentats du 11 septembre 2001.
Douze des hommes libérés sont yéménites et trois sont afghans, selon un responsable du département d'État s'exprimant sous condition d'anonymat. Parmi eux, l'Afghan Obaidullah, arrêté pour avoir caché des mines en 2001 dans son pays, était détenu à Guantanamo depuis plus de 13 ans sans procès. Washington avait des difficultés à trouver un pays tiers acceptant d'accueillir des Yéménites, qui ne peuvent pas être pris en charge dans leur pays à cause de la guerre civile en cours depuis 2015. « Les États-Unis expriment leur reconnaissance envers le gouvernement émirati pour son geste humanitaire et sa volonté de soutenir les efforts américains pour fermer le centre de détention de Guantanamo », a déclaré le Pentagone dans un communiqué. Après avoir été transférés, les anciens détenus de Guantanamo sont en général placés en liberté surveillée et soumis à des programmes de réinsertion.
L'organisation Amnesty International avait, peu avant, affirmé que les États-Unis allaient libérer 15 prisonniers. « Cela contredit nettement l'idée que Guantanamo sera ouverte pour toujours », a déclaré Naureen Shah, directrice d'Amnesty International/USA chargée de la sécurité et des droits de l'homme.
Le président Obama, qui entendait fermer cette prison que « le monde condamne » dès la première année de son mandat, avait présenté en février dernier un plan de fermeture de la prison. « Le maintien de ce centre de détention affaiblit notre sécurité nationale car il épuise nos ressources, gâte nos relations avec nos partenaires et nos alliés-clés et renforce les extrémistes », a déclaré Lee Wolosky, envoyé spécial du département d'État pour la fermeture de Guantanamo. « Le soutien de nos amis et alliés – comme les Émirats – est crucial pour la réalisation de notre objectif commun », a-t-il ajouté.

Libérations accélérées
Les libérations se sont accélérées ces derniers temps, M. Obama souhaitant tenir sa promesse de clore la prison même avec sept ans de retard. Cela paraît pourtant impossible avant la fin de son mandat en janvier 2017, faute de trouver un endroit, aux États-Unis, où transférer la cinquantaine de prisonniers qui ne sont pas libérables. Les républicains, majoritaires au Congrès, et certains démocrates bloquent toute initiative.
Les détenus non libérables ne peuvent pas non plus être jugés par un tribunal classique, certains ayant été torturés ou arrêtés dans des circonstances illégales aux yeux de la loi américaine. Aujourd'hui, l'administration américaine cherche un pays d'accueil aux 19 prisonniers qui sont immédiatement libérables. Seuls 10 détenus, parmi lesquels les cinq hommes accusés d'avoir organisé les attentats du World Trade Center, doivent être jugés.
En 2001, Guantanamo devait accueillir « les pires parmi les pires », selon les mots du vice-président de l'époque, Dick Cheney. Mais il s'est avéré que la prison accueillait aussi des seconds couteaux, voire des malheureux qui n'avaient commis aucun crime mais s'étaient trouvés au mauvais endroit au mauvais moment dans « la guerre mondiale contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis. Le Pentagone a affirmé qu'il reste désormais 61 détenus dans ce centre, ouvert sur une base navale américaine à Cuba par le président George W. Bush. Au total, 780 prisonniers y ont transité, la plupart des suspects de terrorisme capturés après les attentats du 11-Septembre et détenus sans jugement pendant des années, ce qui a suscité de nombreuses condamnations internationales.
Le candidat républicain Donald Trump s'est déjà engagé, s'il est élu, à remplir Guantanamo de « sales types » et qu'il rétablirait des pratiques de torture « bien pires que les simulations de noyade ». Dans cette hypothèse, il est urgent, selon Amnesty International, que le président Obama ferme Guantanamo avant que la prochaine administration remplisse à nouveau les cellules de jihadistes arrêtés dans le cadre de la guerre contre l'organisation État islamique.

(Source : AFP)

Les États-Unis ont remis 15 détenus de Guantanamo aux Émirats arabes unis, le plus important transfert ordonné par le président Obama, qui cherche depuis 2009 à fermer cette prison militaire controversée ouverte après les attentats du 11 septembre 2001.Douze des hommes libérés sont yéménites et trois sont afghans, selon un responsable du département d'État s'exprimant sous condition d'anonymat. Parmi eux, l'Afghan Obaidullah, arrêté pour avoir caché des mines en 2001 dans son pays, était détenu à Guantanamo depuis plus de 13 ans sans procès. Washington avait des difficultés à trouver un pays tiers acceptant d'accueillir des Yéménites, qui ne peuvent pas être pris en charge dans leur pays à cause de la guerre civile en cours depuis 2015. « Les États-Unis expriment leur reconnaissance envers le gouvernement...
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