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Liban - Liban-Nord

Libéré, Ziad Allouki accueilli en héros à Tripoli

L'ancien milicien de quartier assure que les comptes à rendre se feront dans les urnes.

C'est avec son ancien compagnon d'armes, Saad el-Masri, que Ziad Allouki est retourné en « héros » dans sa ville natale, Tripoli.
Relâché hier après avoir passé deux ans et trois mois en prison pour avoir pris part aux différents rounds de violences qui ont secoué la grande ville du Nord, ce chef de « milices de quartier », comme on les appelait, a retrouvé hier la liberté. Accompagné de Saad al-Masri, lui-même relâché de prison en mars dernier, Ziad Allouki a retrouvé le ton de la modération sans pour autant oublier « ceux qui nous ont exploités », comme il dit.
« Tous les leaders politiques nous ont exploités », a-t-il martelé, insistant toutefois sur la nécessité de « tourner la page ». « Nous voulons vivre en paix », a affirmé Ziad Allouki à son arrivée, entouré d'une foule en liesse qui l'a accueilli par une pluie de riz. Pour cet ancien milicien, les comptes à rendre auront lieu dans les urnes. « La leçon des élections municipales est derrière nous, mais le test des élections législatives est à venir », a-t-il déclaré dans un entretien à la LBCI.
Les tirs de joie ont été remplacés, cette fois-ci, par les feux d'artifice, un changement de culture radical dans cette ville qui a connu des années durant les accrochages les plus sanglants, notamment entre les deux quartiers jadis ennemis de Bab el-Tebbané, le quartier sunnite, et Jabal Moshen, alaouite.
« Le port des armes n'est plus nécessaire tant que les forces de l'ordre sont présentes. Mais si on nous agresse, nous allons être contraints de nous défendre », a-t-il lancé en allusion aux voisins alaouites. Avant d'ajouter : « Notre bataille n'est pas avec Jabal Mohsen, mais avec ceux qui ont commis les attentats devant les mosquées. Autrement dit, avec le Parti arabe démocrate. »
En août 2013, un double attentat aux voitures piégées avait fait des dizaines de morts dans la capitale du Liban-Nord. La première explosion avait touché la mosquée al-Taqwa, rouverte fin mai, et la seconde la mosquée Salam. Le chef du Parti arabe démocrate, Ali Eid, et son fils Rifaat, secrétaire général du parti, tous deux proches du régime syrien, avaient été pointés du doigt. Rifaat Eid et son père avaient été exfiltrés vers la Syrie quelques semaines plus tard.

C'est avec son ancien compagnon d'armes, Saad el-Masri, que Ziad Allouki est retourné en « héros » dans sa ville natale, Tripoli.Relâché hier après avoir passé deux ans et trois mois en prison pour avoir pris part aux différents rounds de violences qui ont secoué la grande ville du Nord, ce chef de « milices de quartier », comme on les appelait, a retrouvé hier la liberté. Accompagné de Saad al-Masri, lui-même relâché de prison en mars dernier, Ziad Allouki a retrouvé le ton de la modération sans pour autant oublier « ceux qui nous ont exploités », comme il dit.« Tous les leaders politiques nous ont exploités », a-t-il martelé, insistant toutefois sur la nécessité de « tourner la page ». « Nous voulons vivre en paix », a affirmé Ziad Allouki à son arrivée, entouré d'une foule en liesse qui...
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