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Lifestyle - Pendant Ce Temps, Ailleurs...

Vegans oui, mais gourmands

Beignets, hamburgers, bacon, pizzas, crèmes glacées et fête de la bière : à force de se démocratiser, le mouvement végétalien est-il en train de perdre son âme et de singer le pire de la « junk-food » ?

Une femme brandissant un Cuppy Cake Kabob fabriqué par Baby Sweetery Love au cours de la 3e édition du « Annual Healthy Junk Vegan Fair » en juillet dernier. AFP / David MCNEW

En Californie, épicentre américain de la nourriture saine, le régime végétalien, qui exclut tous les aliments d'origine animale y compris les laitages et les œufs, séduit un public toujours plus large soucieux d'épargner les animaux, l'environnement, ou tout simplement sa propre santé.
D'après une étude d'Harris Interactive, 7 à 8 millions de personnes en sont adeptes, les plus extrêmes mangeant même macrobiotique ou cru.
Les fines gueules disposent aujourd'hui d'une pléiade de tables gastronomiques où déguster des salades de pastèque au fromage d'amande et pistaches toastées, ou des fleurs de courgettes farcies à la ricotta de macadamia.
À côté de cela prolifèrent des restaurants de fast-food et de « comfort food » végétaliens qui, eux, servent des plats frits, panés et à base de fausse viande au soja. On trouve même des bouchers végétaliens qui vendent de la « fausse viande ».« J'aime le junk-food », affirme Lori Whitaker, ravie que des restaurants de comfort food montrent aux gens que « les végétaliens ne mangent pas que du céleri et des carottes » !

Horreur et compassion
« Les gens deviennent végétaliens par horreur face à l'agriculture industrielle ou par compassion pour les animaux, mais le simple fait de manger végétalien ne veut pas dire que c'est sain », renchérit Annie Jubb, fondatrice du magasin et spa Life Food Organic et l'une des figures du mouvement à Los Angeles. Chez Café Gratitude, mini-empire de restaurants bio qui offre des recettes à la fois saines et savoureuses dans un environnement hippie chic, on déguste des boissons mixées au chocolat, lait de coco, dattes et pollen, des falafels, ou encore des bols de curry ou de haricots-guacamole-fromage de noix de cajou. Pour Ryland Engelhart, l'un des propriétaires, la « comfort food végétalienne donne aux gens une sensation familière de satiété, un peu plus saine » que la nourriture traditionnelle.
Annie Jubb et lui insistent sur le fait que les plats de fausse viande au soja frit sont loin d'être diététiques.
L'équipe de Café Gratitude préfère explorer d'autres recettes plus médicinales, comme les cocktails à l'huile essentielle de cannabis dans leur enseigne mexicaine Gracias Madre, recommandés pour leurs « propriétés euphorisantes et anti-inflammatoires ». « Nous sommes un menu à base de plantes, non ?», conclut Ryland Engelhart avec un large sourire.

(Source : AFP)

En Californie, épicentre américain de la nourriture saine, le régime végétalien, qui exclut tous les aliments d'origine animale y compris les laitages et les œufs, séduit un public toujours plus large soucieux d'épargner les animaux, l'environnement, ou tout simplement sa propre santé.D'après une étude d'Harris Interactive, 7 à 8 millions de personnes en sont adeptes, les plus extrêmes mangeant même macrobiotique ou cru.Les fines gueules disposent aujourd'hui d'une pléiade de tables gastronomiques où déguster des salades de pastèque au fromage d'amande et pistaches toastées, ou des fleurs de courgettes farcies à la ricotta de macadamia.À côté de cela prolifèrent des restaurants de fast-food et de « comfort food » végétaliens qui, eux, servent des plats frits, panés et à base de fausse viande au soja. On...
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