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Sport - Jeux Olympiques - Rio 2016

Que la fête commence !

La « petite fée » de la gymnastique, l’Américaine Simone Biles (19 ans), passée des bas-fonds de l’Ohio aux sommets de la gloire. Outre cette gymnaste de talent, les États-Unis comptent avec l’inusable Michael Phelps en natation et l’indéboulonnable Team USA, pourtant privée de ses stars NBA, pour glaner de multiples médailles d’or… sans compter leurs innombrables nouvelles pépites. Emmanuel Dunand/AFP

Hier, c'était le grand jour ! Rio a organisé ce qu'elle a qualifié être « la plus grande fête du monde » au stade Maracana pour célébrer, sur un air de samba, l'ouverture des premiers Jeux olympiques organisés en Amérique du Sud (20h00 à Rio hier soir, 02h00 à Beyrouth ce matin).
Superstar ou notoriété plus confidentielle, vieux briscards ou jeunes promesses, représentants de sports olympiques phares ou plus discrets : ils étaient 207, hommes et femmes, à guider leur délégation en porte-drapeau. Le nageur Michael Phelps (31 ans et 22 médailles olympiques, dont 18 en or) pour les États-Unis, le judoka Teddy Riner (octuple champion du monde et sacré champion olympique à Londres) pour la France, la nageuse Federica Pellegrini (médaillée d'or à Pékin) pour l'Italie, l'athlète Shelly-Ann Fraser-Pryce (double tenante du titre sur 100 m) pour la Jamaïque, Andy Murray (champion olympique sortant de tennis) pour la Grande-Bretagne et le tennisman Rafael Nadal (sacré en 2008) pour l'Espagne, entre autres.
La Russie, privée de ses athlètes à la suite du scandale de dopage organisé dans le pays, a pour sa part confié les rênes de sa délégation au volleyeur Sergey Tetyukhin (40 ans). Celui qui vivra ses 5es JO faisait partie de l'équipe russe, sacrée championne olympique il y a quatre ans.
Sur une cinquantaine de délégations, près d'une vingtaine avaient une femme pour chef de file. C'était notamment le cas du pays organisateur, le Brésil : l'heureuse élue était la pentathlète Yane Marques, médaillée de bronze en 2012, et seulement deuxième Brésilienne de l'histoire à avoir cet honneur. La navigatrice Sofia Bekatorou est devenue, elle, la première femme à mener la délégation grecque. En désignant la judoka Sonia Asselah, l'Algérie a voulu envoyer un message en faveur de la promotion du sport féminin. L'équipe iranienne était conduite par l'archère Zahra Nemati, paraplégique, qui a la particularité d'être qualifiée à la fois pour les Jeux olympiques et paralympiques. Quant à la bannière olympique, qui a introduit la première délégation de réfugiés de l'histoire, elle était entre les mains de la spécialiste du demi-fond Rose Nathike Lokonyen, originaire du Soudan du Sud.

(Source : AFP)

Le CIO admet 271 Russes aux Jeux

Le chiffre est enfin tombé, jeudi dans la nuit. Les sportifs russes seront 271 à défiler au mythique stade Maracana, après avoir reçu le feu vert du CIO, qui a ainsi fermé, au moins provisoirement, le brûlant dossier du dopage d'État russe. C'est par un simple communiqué que le CIO a fait cette annonce, après que son patron, Thomas Bach, eut refusé de lâcher le morceau un peu plus tôt dans la journée, lors d'une conférence de presse. L'équipe de Russie était composée de 389 sportifs. Ce sont donc finalement 118 d'entre eux qui se retrouvent sur le carreau, victimes du rapport McLaren.

Samaranch Jr devient vice-président du CIO

Juan Antonio Samaranch, fils et homonyme de l'ancien président espagnol du Comité international olympique (CIO), déjà membre de la commission exécutive, est devenu l'un des quatre vice-présidents de l'institution, présidée par l'Allemand Thomas Bach, lors de la session du CIO à Rio. Entré au CIO en 2001 et membre de la commission exécutive depuis 2012, Juan Antonio Samaranch Jr (56 ans) a été élu en compagnie du Turc Ugur Erdener, président de la Fédération internationale de tir à l'arc. Ils rejoignent deux autres vice-présidents, qui conservent leur siège : l'Australien John Coates et le Chinois Zaiqing Yu. MM. Samaranch et Erdener remplacent la Marocaine Nawal el-Moutawakel et le Britannique Craig Reedie, dont le mandat de vice-président arrivait à son terme. Dans le même temps, l'ancien tsar de la perche, l'Ukrainien Sergueï Bubka, a été réélu au sein de la commission exécutive, le gouvernement du CIO qui compte au total 15 membres. L'Américaine Angela Ruggiero, ancienne championne olympique de hockey sur glace, y fait son entrée tout comme le Suisse Gian Franco Kasper, président de la Fédération internationale de ski.

La renaissance des lauriers olympiques

Des premiers Jeux modernes en 1896 à Athènes aux JO de Rio, ils sont le symbole de la victoire, l'une des valeurs de l'olympisme : les lauriers olympiques renaissent, cette année, sous la forme d'un prix remis hier à l'athlète kényan Kipchoge Keino. Aussi fragile que précieuse, la couronne de lauriers ne sort que rarement de son écrin. Remise à l'un des vainqueurs à Athènes en 1896, elle est conservée avec toutes les attentions dues à son rang dans les caves du Musée olympique de Lausanne. Bien avant que le baron Pierre de Coubertin ne ressuscite les Jeux, des couronnes de branchages étaient remises aux vainqueurs pendant les Jeux panhelléniques, les Jeux olympiques antiques. À Athènes, c'était une couronne d'olivier sauvage, et à Delphes, de laurier. C'est une version moderne que Thomas Bach, président du CIO, a remis hier à Kipchoge Keno, double champion olympique de demi-fond en 1968 et 1972, lauréat des lauriers olympiques pour son œuvre en faveur de l'enfance dans son pays. Cette distinction, créée par le CIO, est décernée à une personnalité et/ou une organisation pour « sa contribution remarquable à la vision, à l'idéal ou aux valeurs de l'olympisme dans le domaine de la culture, du développement ou de la paix par le sport ». En 1999, l'ancien athlète a ouvert un pensionnat dans une zone isolée du Kenya pour offrir à plus de 300 enfants « la possibilité de s'éduquer », sans avoir à parcourir chaque jour les 16 kilomètres qui les séparaient de leur école. Le prix qui lui a été remis est constitué d'une couronne de lauriers, fabriquée en or du commerce équitable, qui repose sur un socle moulé à partir d'une pierre provenant du stade antique d'Olympie. Les anneaux olympiques ponctuent l'ensemble. Ce trophée sera exposé au Musée olympique dans l'exposition permanente et quittera Lausanne à chaque édition pour être remis au lauréat qui, étymologiquement, est celui qui est... couronné de laurier.

Tir à l'arc (classement) : le Sud-Coréen Kim Woojin bat le record du monde

Le Sud-Coréen Kim Woojin a battu le record du monde en tir de classement du tournoi olympique, qui détermine ensuite le tableau des compétitions, en devenant le premier archer à atteindre la barre des 700 points, hier au Sambodrome de Rio. Le n° 1 mondial, quadruple champion du monde (individuel et par équipes en 2011 et 2015), a battu d'un point le record établi par son compatriote Im Dong-hyun aux Jeux de Londres en 2012. Au classement individuel, le Sud-Coréen âgé de 24 ans devance l'Américain Brady Ellison (690 points), médaillé d'argent à Londres, et l'Italien David Pasqualucci (685 points). Au classement par équipes, dont la compétition débute aujourd'hui, la Corée du Sud termine à la première place (2 057 points), devant les États-Unis (2 024 points), médaillés d'argent à Londres, et l'Italie (2 007 points), championne olympique en titre. La Corée du Sud sera la favorite de sa partie de tableau, qui sera assez ouverte avec l'Australie et la France. Les États-Unis et l'Italie, eux, seront les épouvantails de l'autre partie du tableau.

Hier, c'était le grand jour ! Rio a organisé ce qu'elle a qualifié être « la plus grande fête du monde » au stade Maracana pour célébrer, sur un air de samba, l'ouverture des premiers Jeux olympiques organisés en Amérique du Sud (20h00 à Rio hier soir, 02h00 à Beyrouth ce matin).Superstar ou notoriété plus confidentielle, vieux briscards ou jeunes promesses, représentants de sports olympiques phares ou plus discrets : ils étaient 207, hommes et femmes, à guider leur délégation en porte-drapeau. Le nageur Michael Phelps (31 ans et 22 médailles olympiques, dont 18 en or) pour les États-Unis, le judoka Teddy Riner (octuple champion du monde et sacré champion olympique à Londres) pour la France, la nageuse Federica Pellegrini (médaillée d'or à Pékin) pour l'Italie, l'athlète Shelly-Ann Fraser-Pryce (double...
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