Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Chine

Sept ans de prison pour l’avocat Zhou Shifeng

L'avocat chinois Zhou Shifeng, éminent défenseur des droits de l'homme, a été condamné hier à sept ans d'emprisonnement pour « subversion » – troisième verdict de ce type cette semaine–, à l'heure où Pékin durcit sa répression contre les voix critiques du régime.
Zhou Shifeng était le directeur du cabinet juridique pékinois Fengrui, connu pour défendre des intellectuels dissidents, des membres de groupes religieux interdits et des victimes d'abus sexuels, entre autres affaires politiquement sensibles. Il avait été arrêté il y a un an, à la suite d'une salve d'environ 200 interpellations d'avocats et militants intervenues à l'été 2015, dans toute la Chine, et visant particulièrement sa firme Fengrui. À l'issue de ce coup de filet, une dizaine de juristes et activistes avaient été placés en état d'arrestation et incarcérés.
Au terme d'une audience éclair, M. Zhou a donc été reconnu coupable de « subversion contre le pouvoir de l'État » et s'est vu infliger sa peine de sept ans de prison. M. Zhou a « attaqué le système socialiste », utilisant son cabinet Fengrui pour « défier le gouvernement » et « mettre en péril la sécurité nationale », insistait le verdict. L'avocat, qui a plaidé coupable, a déclaré qu'il ne ferait pas appel, estimant que « la justesse » du jugement « passerait le test de l'histoire », avant de remercier l'ex-dirigeant Deng Xiaoping, selon des vidéos diffusées par la télévision étatique CCTV. Cruelle ironie : cette « autocritique », telle qu'aiment les orchestrer les autorités communistes, s'est achevée par un hommage au président Xi Jinping, auquel Zhou Shifeng a exprimé « sa gratitude » pour avoir « renforcé le régime de droit » dans le pays.

(Source : AFP)

L'avocat chinois Zhou Shifeng, éminent défenseur des droits de l'homme, a été condamné hier à sept ans d'emprisonnement pour « subversion » – troisième verdict de ce type cette semaine–, à l'heure où Pékin durcit sa répression contre les voix critiques du régime.Zhou Shifeng était le directeur du cabinet juridique pékinois Fengrui, connu pour défendre des intellectuels dissidents, des membres de groupes religieux interdits et des victimes d'abus sexuels, entre autres affaires politiquement sensibles. Il avait été arrêté il y a un an, à la suite d'une salve d'environ 200 interpellations d'avocats et militants intervenues à l'été 2015, dans toute la Chine, et visant particulièrement sa firme Fengrui. À l'issue de ce coup de filet, une dizaine de juristes et activistes avaient été placés en état...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut