Les amis et la famille de Roula Yacoub ont observé hier un sit-in à Halba appelant à la promulgation d’une loi pour protéger la femme de la violence domestique. Photo Michel Hallak
« Roula est morte, mais sa voix porte toujours haut... Votez le projet de loi pour la protection de la femme contre la violence domestique. » Sous ce thème, la famille et les amis de Roula Yacoub, décédée il y a deux semaines suite à des coups donnés par son mari, ont observé hier un sit-in à Halba dans le Akkar. Également présents de nombreux représentants de la société civile venus manifester leur solidarité.
Brandissant des banderoles dénonçant la violence et appelant à la promulgation d’une loi pour protéger la femme de la violence domestique, plusieurs dizaines de personnes se sont dirigées vers la place du village. Effondrée par la perte de sa fille unique, Leila Yacoub, dont les larmes ne tarissent pas, appelle à ce que « justice soit rendue ».
La famille de Roula a réitéré son appel à « procéder à une autopsie dans les plus brefs délais pour identifier la cause réelle du décès ».
Se prononçant au nom des organisateurs du sit-in, Bouchra el-Khoury, avocate, a affirmé qu’« en s’abstenant de promulguer la loi pour protéger la femme de la violence domestique, les députés deviennent des complices de chaque crime commis contre une épouse, une mère ou une sœur ».
Les manifestants se sont demandés hier « combien de Roula doivent encore mourir avant qu’une loi ne soit promulguée » !
Il est à signaler que le projet de loi est en tête de l’ordre du jour de la réunion des commissions parlementaires mixtes prévue aujourd’hui. Cette réunion sera l’occasion d’un sit-in qu’observe la société civile à partir de 10h30, place Riad el-Solh.
Pour mémoire
J’accuse, la billet de Ziyad Makhoul


Le jour où tous les connards machos et suffisants, assassins de toutes les Roula Yacoub, qui qu'ils soient, seront jugés et enfermés à vie, on pourra dire que le Liban est en bonne voie pour devenir un Etat de droit.
16 h 08, le 22 juillet 2013