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Liban

« La classe politique n’est pas à l’image du peuple », estime Samy Gemayel

Le chef du parti Kataëb prononçant son allocution, hier, à Batroun. Photo Ani

Le chef du parti Kataëb, le député Samy Gemayel, a dénoncé hier le blocage institutionnel sur fond d'élection présidentielle, l'incurie de la classe politique et l'expansion de la corruption.
« Le fait de laisser le pays sans président de la République paralyse la Chambre des députés, le Conseil des ministres et les institutions », a affirmé M. Gemayel qui s'exprimait à Batroun dans le cadre d'une cérémonie de distribution de cartes de membres à ses partisans du Liban-Nord, en présence notamment du député Samer Saadé et du vice-président du parti, l'ancien ministre Sélim Sayegh.
« Le poste le plus important de l'État libanais est en péril, alors que le Liban traverse les circonstances les plus difficiles et que le peuple encourt tous les malheurs et toutes les humiliations sans trouver d'État auprès de lui tant sur le plan économique que social ou politique pour faire face aux grands défis représentés par le danger sécuritaire, les déplacés et le risque de changement de l'identité libanaise, s'est indigné Samy Gemayel. Tout cela, parce que certains profitent de la situation, alors que d'autres n'accepteraient rien d'autre que d'être le chef de l'État. »
« La classe politique n'est pas à l'image du peuple libanais. L'adage selon lequel le peuple a les dirigeants qu'il mérite ne s'applique pas aux Libanais. Celui qui dirige le pays aujourd'hui le fait de facto, par la prorogation, le rejet de la démocratie et la fuite des élections présidentielle et législatives, ainsi que de la reddition de comptes », a-t-il déploré.
« Mais cela ne durera pas, dans la mesure où les Libanais observent bien et sanctionneront indubitablement. L'avenir le prouvera. Le peuple libanais ne saurait être mené comme des moutons et n'est pas achetable. Nous déplorons le fait que la performance politique au Liban soit désormais fondée sur des intérêts personnels et que la démocratie ne soit plus qu'une option », a noté Samy Gemayel.
Le député du Metn a indiqué que « le parti Kataëb se focalisera, durant la prochaine étape, sur la préservation de l'indépendance et de la souveraineté du Liban, et le refus de toute ingérence étrangère dans ses affaires et de tout glissement vers des interventions hors du Liban, que ce soit en Syrie ou ailleurs et d'une partie contre une autre ». « Le parti prendra position face à la pratique politique qui considère que la corruption est normale et que tout est permis si le résultat est gagnant sur les plans politique, financier, ministériel ou de la députation », a-t-il ajouté.
« Face à cette réalité politique, les Kataëb n'auront qu'à actionner naturellement leurs freins moraux, qui les ont toujours empêchés de plonger dans une réalité similaire, même seuls. Et pour cause : nous sommes convaincus que l'État libanais ne peut être édifié que sur la morale. C'est elle qui a construit ce pays et qui a produit des héros », a conclu Samy Gemayel.
Le thème de la corruption a également été au centre de l'allocution du député Samer Saadé à l'adresse des nouveaux membres.

Le chef du parti Kataëb, le député Samy Gemayel, a dénoncé hier le blocage institutionnel sur fond d'élection présidentielle, l'incurie de la classe politique et l'expansion de la corruption.« Le fait de laisser le pays sans président de la République paralyse la Chambre des députés, le Conseil des ministres et les institutions », a affirmé M. Gemayel qui s'exprimait à Batroun dans le cadre d'une cérémonie de distribution de cartes de membres à ses partisans du Liban-Nord, en présence notamment du député Samer Saadé et du vice-président du parti, l'ancien ministre Sélim Sayegh.« Le poste le plus important de l'État libanais est en péril, alors que le Liban traverse les circonstances les plus difficiles et que le peuple encourt tous les malheurs et toutes les humiliations sans trouver d'État auprès de lui...
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