Angela Merkel a téléphoné hier au président turc pour lui signifier qu'une réintroduction de la peine de mort, suite au putsch manqué, mettrait fin à toute perspective d'entrée de son pays dans l'UE et pour s'inquiéter des purges en cours. Lors de cette conversation, la chancelière allemande a souligné « très clairement » à Recep Tayyip Erdogan que l'Allemagne, comme l'Union européenne dans son ensemble, refusait la peine de mort que le chef de l'État islamo-conservateur a envisagé de rétablir dimanche, et pour dire que cette dernière ne serait « en aucun cas compatible avec une adhésion à l'UE », a indiqué une porte-parole du gouvernement.
Hier, les États-Unis, l'Union européenne et l'Otan ont également mis en garde la Turquie contre la tentation d'une répression généralisée et du rétablissement de la peine de mort, exhortant Ankara à « respecter l'État de droit ». « Aucun pays ne peut adhérer à l'UE s'il introduit la peine de mort », a dit Mme Mogherini. De son côté, l'ancien Premier ministre français, Alain juppé, a plaidé hier pour un arrêt de l'élargissement de l'UE, estimant que la Turquie n'y avait pas sa place et demandant la suspension des négociations avec les pays des Balkans. « À mon avis nous devons mettre fin au processus d'élargissement », a déclaré le candidat à la primaire de droite pour l'élection présidentielle de 2017 en France.
Moyen Orient et Monde
Adhésion à l’UE : l’Europe met en garde Erdogan sur la peine de mort
OLJ / le 19 juillet 2016 à 00h00


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