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Moyen Orient et Monde

Manama dissout le principal groupe de l’opposition chiite

Bahreïn

L'offensive judiciaire contre al-Wefaq a suscité des critiques de l'Onu et des États-Unis.

OLJ
18/07/2016

La justice de Bahreïn a prononcé hier la dissolution du principal mouvement de l'opposition chiite, confirmant la ligne dure adoptée par le régime, malgré les critiques de son allié américain et des défenseurs des droits de l'homme.
Le tribunal administratif a ainsi jugé hier que le mouvement al-Wefaq (L'entente) était « allé, dans son action politique, jusqu'à inciter à la violence et encourager les manifestations et les sit-in qui sont de nature à provoquer une discorde confessionnelle dans le pays ». Il « n'a cessé aussi de critiquer les institutions de l'État », a ajouté le tribunal, dont la décision peut faire l'objet d'un appel. La justice a en outre prononcé la saisie des fonds du groupe au « profit du Trésor public », selon une source judiciaire. Ce jugement a été prononcé en l'absence des avocats de la défense qui se sont retirés lors d'une précédente audience pour protester contre l'interdiction qui leur avait été faite de consulter les archives du mouvement pour préparer leurs plaidoyers.
La dissolution d'al-Wefaq intervient un mois après la suspension, le 14 juin, de ses activités par un tribunal bahreïni, qui avait ordonné la fermeture de ses locaux et le gel de ses fonds. Mais le ministère de la Justice avait réclamé la dissolution pure et simple du mouvement accusé de ne pas respecter la loi et de « favoriser le terrorisme ».
Sur le plan diplomatique, l'offensive judiciaire contre al-Wefaq a suscité des critiques de l'Onu et des États-Unis, proche allié de Bahreïn qui accueille la Ve Flotte américaine. Des organisations de défense des droits de l'homme ont également dénoncé une tentative d'éliminer « ce qui reste de l'opposition » dans ce petit royaume du Golfe. À Londres, le nouveau ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, s'est dit hier « profondément préoccupé » par la dissolution d'al-Wefaq et appelé Manama à favoriser « un dialogue constructif et inclusif pour promouvoir la cohésion sociale (...), dont la représentation politique, pour tous les Bahreïnis ».
Mais le Premier ministre Khalifa ben Salmane al-Khalifa, qui défend « la fermeté » de son gouvernement, a répété hier que « les mesures prises pour préserver la sécurité et la stabilité du pays sont irréversibles ».

L'Iran mis en cause
Le 20 juin, les autorités avaient déchu de sa nationalité bahreïnie le chef spirituel chiite, cheikh Issa Qassem, 75 ans, accusé d' « encourager le confessionnalisme et la violence » et de servir « des intérêts étrangers », en allusion à l'Iran. Quant au chef d'al-Wefaq, cheikh Ali Salmane, il purge actuellement une lourde peine de prison pour complot contre le régime et incitation à la désobéissance.
Soutenu par l'Arabie saoudite, Manama accuse régulièrement l'Iran, une puissance à majorité chiite, de s'ingérer dans ses affaires intérieures, ce que Téhéran a toujours démenti. En effet, al-Wefaq anime un mouvement de protestation de la majorité chiite contre le pouvoir sunnite et réclame une véritable monarchie constitutionnelle à la famille royale d'al-Khalifa.
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a affirmé le 6 juillet que son pays n'intervenait pas dans les affaires intérieures de Bahreïn. Mais il a mis en garde contre le risque que « le conflit politique » ne se transforme « en guerre interne ».
(Source : AFP)

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issa louis

L'iran n'intervient jamais dans les affaires intérieures des pays avoisinants sauf à Bahrein,en Irak ,au yémen et au Liban....Finalement en Syrie il donne juste un coup de pouce au petit Hitler en massacrant des milliers de citoyens qui sont tous des terroristes ....

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