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Sport - Olympisme - Rapport Mclaren / Tas

Semaine de tous les dangers pour la Russie

Yelena Isinbayeva, la tsarine de la perche, sera-t-elle aux JO de Rio ? Y aura-t-il d'ailleurs un seul sportif russe au Brésil ? Réponse cette semaine, après le rapport McLaren et le verdict du Tribunal arbitral du sport (Tas).
« C'est une semaine incroyablement importante, qui pourrait fissurer la belle unanimité autour du dopage », a confié à l'AFP le président d'une grande fédération internationale, également membre du Comité international olympique.
C'est à Toronto (Canada) qu'une première pièce du puzzle sera dévoilée lundi, avec le rapport McLaren, du nom de ce professeur de droit canadien chargé d'enquêter par l'Agence mondiale antidopage (Ama) sur les soupçons de trucages et de dopage d'État par la Russie lors des Jeux d'hiver de Sotchi 2014. Si ce rapport ne sera public que lundi à 13h00 GMT, alors que son auteur prendra la parole, certains semblent l'avoir lu. Beckie Scott, présidente de la commission des athlètes de l'Ama, appelle ainsi déjà à cosigner une lettre des agences antidopage américaine et canadienne demandant l'exclusion de tous les sportifs russes des JO de Rio.
Une initiative qui a profondément « choqué » Pat Hickey, président des Comités olympiques européens (EOC). « L'indépendance et la confidentialité » du rapport McLaren ont clairement été « compromises », a réagi samedi soir l'Irlandais, en s'interrogeant sur « la légitimité des agences antidopage américaine et canadienne à lancer un tel appel ».

« Comme une horloge suisse »
Une certitude : le rapport McLaren ne devrait pas faire dans le flou, son auteur étant connu pour un franc-parler détonant.
En juin, juste après la décision de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) de suspendre les athlètes russes des JO de Rio, le professeur McLaren avait fait sensation en accusant le ministère des Sports russe d'avoir ordonné au laboratoire antidopage russe « de ne pas publier certains contrôles positifs lors des Mondiaux d'athlétisme 2013 » de Moscou.
Or ce même ministère des Sports russe est toujours dans le collimateur de Richard McLaren et c'est lui qui pourrait faire les frais du rapport publié lundi. Un rapport commandé en mai par l'AMA, après les accusations fracassantes de Grigory Rodchenkov, l'ancien patron du laboratoire antidopage russe, aujourd'hui réfugié aux États-Unis. Dans les colonnes du New York Times, celui-ci avait raconté dans le détail comment les échantillons « sales » de nombreux concurrents russes des JO de Sotchi auraient ainsi été subtilisés et remplacés. « Cela a fonctionné comme une horloge suisse », avait-il ironisé, en décrivant la trappe par laquelle des membres des services secrets russes auraient ainsi escamoté les échantillons douteux. Un système qui aurait profité à « des douzaines de sportifs russes, dont 15 médaillés olympiques » de Sotchi.
« Si le rapport de lundi confirme les allégations du professeur Rodchenkov, le Comité international olympique n'aura d'autre choix que de bannir tous les sportifs russes des jeux Olympiques d'été de 2016 à Rio », a en tout cas insisté samedi Paul Melia, le patron du Centre canadien pour l'éthique dans le sport, l'agence antidopage canadienne, sur son blog personnel.

« L'option nucléaire »
Dès juin, Dick Pound, ex-président de l'Ama, n'avait pas écarté la possibilité d'une exclusion totale de la délégation russe. « Ce serait l'option nucléaire », avait lâché le Canadien au Sunday Times britannique.
Rapport McLaren ou pas, les athlètes russes eux sont déjà interdits de JO, par l'IAAF. Une sanction prise après la publication d'un précédent rapport commandé par l'Ama. Ce document, rédigé notamment par Dick Pound, avait mis en lumière un système de dopage et de corruption institutionnalisé dans l'athlétisme russe, où les athlètes étaient rançonnés par leurs propres dirigeants pour garder secrets leurs contrôles antidopage positifs.
Le dernier espoir des athlètes russes de voir Rio repose désormais sur le Tas, à Lausanne (Suisse). C'est devant cette institution que 68 d'entre eux, dont Isinbayeva et Sergey Shubenkov, le champion du monde du 110 m haies, ont fait appel.
Réponse attendue jeudi au plus tard de la part du tribunal suisse. Une formation à laquelle appartient Richard McLaren, au sein de sa commission d'arbitrage...
Si l'épée de Damoclès menace donc les sportifs russes, elle pourrait aussi tomber sur le laboratoire antidopage de Rio. Suspendu depuis la fin juin, après avoir révélé de faux cas positifs, il saura cette semaine s'il récupère son accréditation auprès de l'Ama.
Si ce n'est pas le cas, les quelque 7 000 échantillons qui seront prélevés durant les Jeux seront analysés loin du Brésil. Comme lors du Mondial 2014 de football brésilien, après le premier carton jaune infligé au laboratoire brésilien.

(Source : AFP)

Yelena Isinbayeva, la tsarine de la perche, sera-t-elle aux JO de Rio ? Y aura-t-il d'ailleurs un seul sportif russe au Brésil ? Réponse cette semaine, après le rapport McLaren et le verdict du Tribunal arbitral du sport (Tas).« C'est une semaine incroyablement importante, qui pourrait fissurer la belle unanimité autour du dopage », a confié à l'AFP le président d'une grande fédération internationale, également membre du Comité international olympique.C'est à Toronto (Canada) qu'une première pièce du puzzle sera dévoilée lundi, avec le rapport McLaren, du nom de ce professeur de droit canadien chargé d'enquêter par l'Agence mondiale antidopage (Ama) sur les soupçons de trucages et de dopage d'État par la Russie lors des Jeux d'hiver de Sotchi 2014. Si ce rapport ne sera public que lundi à 13h00 GMT, alors que son...
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