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Moyen Orient et Monde - France

« Attaque criminelle de grande ampleur » à Nice, au moins 70 morts

Les festivités du 14 Juillet se sont achevées dans le sang hier à Nice, quand un camion a foncé à vive allure dans la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais, pendant le feu d'artifice.


Le dernier bilan, toujours provisoire, avancé dans la nuit par le parquet de Nice, faisait état d'au moins 70 morts fauchés par le camion sur deux kilomètres. Un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, se refusant à confirmer s'il s'agissait d'un attentat, a fait état de plusieurs dizaines de morts et de blessés. En soirée, la section antiterroriste du parquet de Paris a toutefois annoncé s'être saisie de l'enquête. Aucune information sur les motivations de cette attaque n'était disponible dans l'immédiat.

 

(Reportage : A Nice, le chaos et la panique)


Une « attaque criminelle de grande ampleur » a fait « plusieurs dizaines, peut-être une trentaine de morts », avait déclaré, un peu plus tôt, le sous-préfet des Alpes-Maritimes sur BFM TV. L'attaque, survenue au moment où avait lieu le feu d'artifice du 14 Juillet, a fait « peut-être une centaine de blessés », a ajouté Sébastien Humbert. La préfecture avait auparavant évoqué une attaque « terroriste » et conseillé aux habitants de la ville de rester cloîtrés. Le sous-préfet a précisé que le chauffeur du camion avait été abattu.
Selon un journaliste de l'AFP sur place, l'incident s'est produit sur la Promenade des Anglais, un lieu hautement touristique. Un important périmètre de sécurité a été mis en place à proximité, a constaté un autre correspondant de l'AFP.

 

 

 

 


Le véhicule, un camion blanc, a foncé à pleine vitesse sur les gens selon un journaliste de l'AFP sur place, suscitant un mouvement de panique et jetant des débris tout autour.
De nombreuses ambulances et des membres des forces de l'ordre et des militaires se sont ensuite déployés en nombre, notamment autour de la place Masséna, à proximité, et totalement bouclée vers 23h30, a constaté un autre correspondant de l'AFP.
Des témoins ont également évoqué des échanges de coups de feu, sans que cela n'ait été confirmé par les autorités. Alors que des rumeurs avaient été rapportées sur une possible prise d'otages, elles ont été démenties en soirée par le ministère de l'Intérieur.
Environ 100 000 personnes étaient rassemblées sur la Promenade des Anglais lors du feu d'artifice.
Suite au drame, le président François Hollande, qui se trouvait à Avignon, est rentré à Paris, où il devait se rendre directement à la cellule de crise mise en place au ministère de l'Intérieur, a indiqué l'Élysée à l'AFP.
« Le président s'est entretenu avec (le Premier ministre) Manuel Valls et (le ministre de l'Intérieur) Bernard Cazeneuve. Il rentre à Paris et se rendra directement place Beauvau à la cellule de crise », a-t-on précisé de même source. En soirée, M. Cazeneuve s'est rendu sur place.


Plus tôt dans la journée, le président Hollande avait confirmé, lors d'une interview télévisée à l'occasion de la fête nationale, que l'état d'urgence, décrété après les attentats du 13 novembre, ne serait pas prorogé au-delà du 26 juillet puisqu'une loi, votée en mai, a renforcé l'arsenal sécuritaire de la France.
« Cet état d'urgence, j'ai considéré qu'il fallait le prolonger jusqu'au moment où nous puissions être sûrs que la loi pouvait nous donner des moyens nous permettant de prévenir la menace terroriste avec efficacité », avait déclaré le chef de l'État.


Le président avait déclenché l'état d'urgence le soir des attentats du 13 novembre à Paris (130 morts). Ce régime d'exception, qui autorisait les perquisitions sans contrôle du juge ou l'assignation à résidence de suspects, a ensuite été prorogé à trois reprises par le Parlement, notamment pour la durée de l'Euro-2016 de football et du Tour de France cycliste.
S'il est confirmé que le drame est un attentat, il sera a priori le plus important commis en Europe depuis les attentats qui ont fait 130 morts le 13 novembre 2015 à Paris et 32 morts le 22 mars 2016 à Bruxelles, commis par le même réseau du groupe État islamique, dont une quinzaine de jihadistes sont morts, la plupart en kamikazes. Une vingtaine de membres ou complices présumés sont derrière les barreaux en France et surtout en Belgique.
La France avait déjà basculé dans l'ère de la violence jihadiste les 7, 8 et 9 janvier 2015 lors des attentats contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris, qui avaient fait 17 morts et ont été suivis de plusieurs autres attaques ou tentatives.



 

 

Les festivités du 14 Juillet se sont achevées dans le sang hier à Nice, quand un camion a foncé à vive allure dans la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais, pendant le feu d'artifice.
Le dernier bilan, toujours provisoire, avancé dans la nuit par le parquet de Nice, faisait état d'au moins 70 morts fauchés par le camion sur deux kilomètres. Un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, se refusant à confirmer s'il s'agissait d'un attentat, a fait état de plusieurs dizaines de morts et de blessés. En soirée, la section antiterroriste du parquet de Paris a toutefois annoncé s'être saisie de l'enquête. Aucune information sur les motivations de cette attaque n'était disponible dans l'immédiat.
 
(Reportage : A Nice, le chaos et la panique)
Une « attaque criminelle de grande ampleur »...
commentaires (1)

Un tapis de clous ? Bonne Idée ! pour autant qu'on puisse le retirer très rapidement pour éventuellement laisser passer une ambulance, ce qui est toujours à prévoir lorsqu'il y a une foule.

DUTAILLY Catherine

09 h 15, le 17 juillet 2016

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Commentaires (1)

  • Un tapis de clous ? Bonne Idée ! pour autant qu'on puisse le retirer très rapidement pour éventuellement laisser passer une ambulance, ce qui est toujours à prévoir lorsqu'il y a une foule.

    DUTAILLY Catherine

    09 h 15, le 17 juillet 2016

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