Selon Mohammad Raad, le Hezbollah combat en Syrie et au Liban pour défendre les deux pays contre le danger terroriste.
Le Hezbollah a condamné les opérations kamikazes de Qaa dans lesquelles il a vu « un nouveau produit de la pensée terroriste obscurantiste qui se répand, tel un fléau, dans la région et qui menace l'ensemble des Libanais, toutes appartenances régionales et communautaires confondues ». « Le crime de Qaa est aussi le résultat de l'appui direct ou secret apporté par certains États de la région et du monde à ces terroristes meurtriers, au niveau soit de l'armement et de l'équipement, soit de l'appui médiatique, moral et politique », a indiqué le Hezbollah dans un communiqué, dans lequel il a présenté ses condoléances aux familles des victimes.
Le parti chiite a insisté sur « la nécessité de combattre le terrorisme, d'exposer ses plans et d'empêcher son expansion, contrairement à ce que certains hommes politiques entreprennent au Liban où ils pratiquent la plus grande opération de leurre afin de camoufler l'atrocité de ce courant terroriste rancunier, à travers des tribunes médiatiques qui leur sont assurées et des déclarations truffées d'arguments et d'excuses censés couvrir les horreurs commises par les terroristes ».
Le Hezbollah faisait ainsi allusion au courant du Futur et aux pays du Golfe qu'il accuse de soutenir les jihadistes qu'il combat en Syrie.
Le chef du bloc parlementaire de la Fidelité à la Résistance, Mohammad Raad, a ainsi réaffirmé lors d'un meeting oratoire à Hadchit, au Liban-Sud, que le parti auquel il appartient est « porteur d'une vision stratégique unique, celle de repousser les dangers qui menacent la société et l'État que ce soit au niveau politique ou de la Résistance ». « Les rôles se complètent, les leaders et les cadres dirigeants coordonnent entre eux dans le but de réaliser cette vision », a-t-il dit, en insistant sur le fait que « la Résistance respecte la volonté de son public et tient à le défendre, en combattant en Syrie comme au Liban, en vue d'abattre le terrorisme qui pourrait ultérieurement menacer le pays ».
Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem, qui s'exprimait dans le cadre d'une remise de diplômes à Nabatiyé, s'est lui aussi arrêté sur le combat mené par son organisation contre le danger jihadiste, qu'il a présenté à son audience comme étant « l'une des facettes de la guerre internationale lancée contre le Hezbollah ». « Celui-ci a pu vaincre Israël et briser ainsi le mythe de l'armée israélienne invincible et a réussi plus tard à freiner l'expansion des jihadistes, les empêchant d'établir leur émirat itinérant au Liban-Nord et dans la Békaa », a-t-il souligné, estimant que « cela a poussé ceux qui les soutenaient à s'en désolidariser, ce qui représente un troisième exploit pour la Résistance ».
Le cheikh Kassem s'est ensuite arrêté sur le dossier de la présidentielle, attribuant la vacance à la tête de l'État au fait que « des forces locales attendent les instructions de l'Arabie saoudite pour le débloquer », en allusion au courant du Futur. « Nous avons défini la voie à suivre pour en finir avec cette vacance. S'ils acceptent de l'emprunter, un président sera élu demain et les institutions se remettront de nouveau à fonctionner. Le problème est qu'ils baignent en pleine confusion. Ils échangent des accusations et se déchirent. Ils représentent un front disloqué ce qui reflète leur incapacité à prendre de décision », a-t-il encore soutenu.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
IMPORTE PAR EUX...
12 h 57, le 28 juin 2016