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Moyen Orient et Monde - Belgique

Un affabulateur met Bruxelles en émoi

Un jeune homme arborant une fausse ceinture explosive ne contenant que « du sel et des biscuits » a déclenché hier une alerte terroriste d'ampleur.

Un jeune homme de 26 ans, « connu de la justice pour (…) des problèmes psychiatriques », a déclenché hier une fausse alerte terroriste d’ampleur à Bruxelles. Ne voulant prendre aucun risque toutefois, les autorités ont rapidement déployé un important dispositif policier et militaire. Nicolas Maeterlinck/Belga/AFP

Sa ceinture explosive factice ne contenait que « du sel et des biscuits », mais un jeune homme a déclenché hier une fausse alerte terroriste d'ampleur à Bruxelles, illustrant combien la capitale belge reste à cran trois mois après les attentats qui l'ont frappée.
L'homme de 26 ans, identifié par les enquêteurs par ses initiales J.B., « est connu de la justice pour divers faits, y compris certains liés à des problèmes psychiatriques », a déclaré le parquet bruxellois. Envoyés sur place, aux abords d'un grand centre commercial au cœur de la ville, le City 2, les démineurs ont rapidement établi que sa ceinture artisanale ne recélait aucune substance explosive, mais que « du sel et des biscuits », selon le parquet. Il avait lui-même contacté la police, affirmant avoir été enlevé et déposé sur place « avec une ceinture d'explosifs qui devait être déclenchée à distance par une tierce personne ».
La fausse alerte a été prise d'autant plus au sérieux que City 2 faisait partie des sites mentionnés ces derniers jours, dans les médias belges, en tant que cible potentielle d'attaques. Un large périmètre de sécurité a été installé pendant quelques heures autour du centre commercial, où ont été déployés en nombre policiers et militaires. Plusieurs accès au métro ont été bloqués.

Réunion de crise
« Quand quelqu'un évoque une ceinture avec une bombe, il faut prendre les événements au sérieux », a commenté le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, à l'issue d'une réunion du Conseil national de sécurité convoquée d'urgence, hier matin, et à laquelle a notamment assisté le Premier ministre Charles Michel. Les autorités belges ont annoncé qu'elles maintenaient leur niveau d'alerte au palier 3 (menace possible et vraisemblable), sur une échelle allant jusqu'à 4 (menace sérieuse et imminente).
Après son interpellation et une perquisition au domicile de sa mère, le suspect « a reconnu avoir inventé son enlèvement », a précisé dans l'après-midi le parquet. Le propriétaire de la voiture qu'il avait désignée comme ayant servi à son enlèvement a, quant à lui, été « immédiatement » remis en liberté, le suspect ayant « reconnu avoir relevé au hasard » dans une rue une plaque d'immatriculation. L'affabulateur va désormais faire l'objet d'une enquête d'un juge d'instruction pour fausse information concernant le danger « d'un attentat ». Le parquet a requis son placement en détention provisoire et une expertise psychiatrique.
J.B. s'était déjà récemment distingué en déclarant à la police « avoir été incité à partir rejoindre l'État islamique (EI) en Syrie », mais l'enquête n'a pas permis de confirmer ou d'infirmer ses dires, selon le parquet de Bruxelles. « On peut supposer qu'il avait des sympathies pour l'État islamique », a commenté le ministre de la Justice, Koen Geens. « J.B. avait également été impliqué en 2014 dans un dossier du parquet fédéral », qui centralise la lutte antiterroriste en Belgique, a encore souligné sans autre précision le parquet de Bruxelles.
Les autorités n'ont en tout cas voulu prendre aucun risque, déployant rapidement un important dispositif policier et militaire. Frappée le 22 mars par l'EI à l'aéroport et dans le métro, la capitale belge a connu depuis de nombreuses alertes terroristes et la police y multiplie les opérations, en particulier ces derniers jours.

(Source : AFP)

Sa ceinture explosive factice ne contenait que « du sel et des biscuits », mais un jeune homme a déclenché hier une fausse alerte terroriste d'ampleur à Bruxelles, illustrant combien la capitale belge reste à cran trois mois après les attentats qui l'ont frappée.L'homme de 26 ans, identifié par les enquêteurs par ses initiales J.B., « est connu de la justice pour divers faits, y compris certains liés à des problèmes psychiatriques », a déclaré le parquet bruxellois. Envoyés sur place, aux abords d'un grand centre commercial au cœur de la ville, le City 2, les démineurs ont rapidement établi que sa ceinture artisanale ne recélait aucune substance explosive, mais que « du sel et des biscuits », selon le parquet. Il avait lui-même contacté la police, affirmant avoir été enlevé et déposé sur place...
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