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Liban - Droits De L’Homme

Hugo Shorter célèbre la journée des travailleuses domestiques

Les employées de maison méritent le respect, suffisamment de repos et le droit de voir leurs amis et leurs familles, affirme l'ambassadeur de Grande-Bretagne.

L’ambassadeur de Grande-Bretagne, Hugo Shorter, à son arrivée au centre Insaaf. Photo fournies par l’ambassade britannique

Lina est une militante libanaise qui mène campagne contre l'esclavage et Sarah une libraire indienne qui travaille à Beyrouth. Les deux femmes ont des histoires différentes, mais un idéal en commun : un traitement équitable.
Ces deux militantes sont concernées par la situation des employées de maison migrantes au Liban, et plus particulièrement des « servantes enfermées », qui ne sont jamais autorisées à sortir de la maison de leur employeur.
Sarah dirige Insaaf (justice et équité), un espace sûr au cœur de Dora où les employées de maison migrantes reçoivent des services d'orientation, des conseils légaux, des leçons de langues étrangères et une aide sociale.
Ces services ont attiré l'attention de Lina, qui a mené une étude financée par l'ambassade britannique au Liban. « Embaucher une employée de maison au Liban peut être un processus long et coûteux, a-t-elle estimé. Cela peut être frustrant et inconfortable, sans compter que l'intégration d'une nouvelle personne chez soi peut être un véritable défi dû aux barrières linguistique et culturelle. »
Partant de cette idée, Lina a créé Equip, une entreprise sociale qui entend créer des liens professionnels à long terme entre les agences de recrutement, les employeurs et les employées de maison. À titre d'exemple, elle envisage d'offrir des services comme Skype pour qu'employeurs et futures employées fassent connaissance, ou d'organiser des cérémonies d'accueil à l'aéroport de Beyrouth, pour que les deux parties soient plus à l'aise, ou encore de servir de médiation entre les deux parties en cas de problème.
C'est au centre Insaaf que s'est rendu hier l'ambassadeur de Grande-Bretagne, Hugo Shorter, à l'occasion de la Journée internationale des employées de maison, où il a rencontré les deux militantes et nombre d'employées de maison migrantes. « Le dimanche doit être consacré comme une journée de congé, a insisté Dianne, une femme migrante. De nombreuses employées de maison ne bénéficient d'aucune journée de repos, ne sont pas payées conformément au contrat qu'elles ont signé, alors que d'autres ne mangent pas à leur faim. »
« Les travailleuses domestiques effectuent un travail apprécié et respectable, a affirmé M. Shorter lors de la visite. Mais elles ne bénéficient pas des mêmes formes de protection au travail que les autres employés, d'autant que leur situation facilite les abus. » Et d'ajouter dans un communiqué : « Les femmes que j'ai rencontrées méritent le respect, suffisamment de repos et la possibilité de voir leurs amis et leurs familles, comme chacun d'entre nous, de même que le droit de vivre dans une maison juste. » L'ambassadeur de Grande-Bretagne a enfin promis qu'il poursuivra son combat pour cette cause.

Lina est une militante libanaise qui mène campagne contre l'esclavage et Sarah une libraire indienne qui travaille à Beyrouth. Les deux femmes ont des histoires différentes, mais un idéal en commun : un traitement équitable.Ces deux militantes sont concernées par la situation des employées de maison migrantes au Liban, et plus particulièrement des « servantes enfermées », qui ne sont jamais autorisées à sortir de la maison de leur employeur.Sarah dirige Insaaf (justice et équité), un espace sûr au cœur de Dora où les employées de maison migrantes reçoivent des services d'orientation, des conseils légaux, des leçons de langues étrangères et une aide sociale.Ces services ont attiré l'attention de Lina, qui a mené une étude financée par l'ambassade britannique au Liban. « Embaucher une employée de maison au...
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