Alors que la commission parlementaire des Télécoms venait de se réunir pour examiner le dossier de l'Internet illégal, le président de la Chambre, Nabih Berry, a assuré hier que les investigations ne s'arrêteront pas, appelant dans ce cadre la justice à poursuivre sa mission.
M. Berry, qui s'est exprimé lors de ses audiences du mercredi à Aïn el-Tiné, a affirmé que « cette affaire ne disparaîtra pas », et a insisté sur « la nécessité qu'elle soit poursuivie jusqu'au bout », appelant la justice à « compléter son action pour que les choses suivent leur cours ». « La plus grande erreur serait que l'affaire soit soumise aux intérêts et aux vexations politiques », a-t-il ajouté.
Devant les députés qui lui ont rendu visite, le président du Parlement a par ailleurs évoqué la question de la loi électorale, souhaitant que son approche soit effectuée « de manière positive » lors de la prochaine séance du dialogue national, prévue le 21 juin. M. Berry a réitéré son refus du maintien de la loi de 1960, invitant toutes les parties à « tirer la leçon des derniers développements, notamment (à) faire une bonne lecture des élections municipales ». Il a dans ce cadre estimé que « la proportionnelle constitue un système qui convient à tous », et partant, il a appelé à « sortir du cercle vicieux ».
Chehayeb et le contrôle des frontières
M. Berry a par la suite reçu le ministre de l'Agriculture, Akram Chehayeb, avec lequel il a évoqué la décision prise par ce dernier d'interdire l'importation des fruits et des légumes, ainsi que des produits laitiers, en provenance de Syrie. À l'issue de la réunion, M. Chehayeb a indiqué que ces mesures ont été prises « pour protéger la production agricole libanaise, ni plus ni moins. Ma démarche, qui est d'ordre technique et ne revêt aucune dimension politique, a été entreprise pour préserver le droit de l'agriculteur libanais » a-t-il insisté, appelant en outre au contrôle des frontières. « Au Hermel et au Akkar, il existe de nombreux points de passage illégaux à travers lesquels la production agricole syrienne est introduite sous couverture syrienne officielle », a-t-il fait observer, appelant le service des douanes à « bien remplir son rôle ».
Khalil et la présidentielle
Le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, qui représentait Nabih Berry à l'iftar annuel organisé par L'Oasis du martyr libanais (organisation humanitaire rattachée au mouvement Amal), a appelé à l'élection présidentielle et à l'élaboration d'une nouvelle loi électorale, estimant « honteuses l'absence d'un chef de l'État et la non-adoption d'une loi électorale moderne applicable aux élections législatives ». Pour M. Khalil, « la loi de 1960 favorise le système confessionnel, et empêche le Liban de progresser ».
Sur un autre plan, le ministre des Finances a appelé les pays arabes à fournir des aides à l'armée libanaise, « parce que le Liban est encerclé au niveau de toutes ses frontières terrestres, au Sud par le terrorisme de l'État d'Israël, à l'Est et au Nord par le terrorisme takfiriste ».
M. Khalil s'est une nouvelle fois prononcé, en outre, « contre toute sorte de projet d'implantation, quelle que soit sa couverture », exprimant sa certitude que « les Syriens sont nationaux et tiennent au retour de la paix dans leur pays ».
Enfin, le ministre a montré son attachement au dialogue « qui contribuerait à trouver des issues aux crises en cours et à préserver la stabilité sécuritaire et monétaire ».


Le proverbe éhhh libanais(h) dit : Suis le mensonge au pas de sa porte....
16 h 15, le 16 juin 2016