« S’ils (les pays arabes) présentent leur proposition (de paix) de 2002 en disant “c’est à prendre ou à laisser”, nous leur dirons “on laisse” », a dit Benjamin Netanyahu. Gali Tibbon/AFP
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est prononcé contre l'adoption en l'état de l'initiative de paix de la Ligue arabe de 2002, alors qu'il avait mis récemment en avant les « éléments positifs » de cette proposition, ont rapporté hier les médias israéliens. M. Netanyahu, qui s'exprimait, lundi soir, lors d'une réunion fermée de ministres de son parti, le Likoud, a affirmé que « s'ils (les pays arabes) présentent leur proposition de 2002 en disant "c'est à prendre ou à laisser", nous leur dirons "on laisse" ».
Il faisait donc allusion à l'initiative de paix présentée par la Ligue arabe en 2002, et confirmée en 2007, qui envisageait des relations normalisées des pays arabes avec Israël dans le cadre d'une paix globale, comprenant un retrait israélien des territoires palestiniens et du plateau du Golan, conquis sur la Syrie en 1967, ainsi qu'un règlement de la question des réfugiés palestiniens.
« L'initiative arabe dispose de bonnes bases. Mais il est clair qu'elle doit être actualisée afin de tenir compte des changements qui se sont produits dans la région ces dernières années », a ajouté M. Netanyahu devant les ministres du Likoud, selon Israel Hayom, un quotidien gratuit qui le soutient. Le Premier ministre a souligné que cette initiative pouvait être « pertinente à condition que soient supprimées certaines de ses exigences », sur les retraits israéliens et les réfugiés palestiniens. « Parallèlement, il faut promouvoir l'idée d'une rencontre régionale menant à la normalisation des relations avec les pays arabes et un règlement du conflit avec les Palestiniens », a-t-il ajouté.
M. Netanyahu a rejeté l'actuelle initiative française de relance du processus de paix en présentant l'initiative de paix arabe comme une possible alternative, à condition qu'elle soit révisée, alors que les négociations directes avec les Palestiniens sont au point mort depuis plus de deux ans.
(Source : AFP)

