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Sport

Modric tient sa revanche sur la Turquie de Terim

La Croatie a gagné son match (1-0) hier, effaçant les « larmes » de sa star en 2008.

Luka Modric laisse éclater sa joie après son but libérateur pour la Croatie. Philippe Lopez/AFP

Les « larmes » de 2008 sont enfin sèches pour Luka Modric : le métronome de la Croatie a permis à sa sélection de prendre sa revanche sur la Turquie (1-0), huit ans après sa traumatisante élimination en quart de finale de l'Euro, hier lors de son premier match de l'édition 2016. Héros malheureux de la terrible séance de tirs au but, arrachée par la bande de Fatih Terim à l'ultime minute de la prolongation, au terme d'un scénario fou (1-1, 3-1 t.a.b), Modric a avoué cette semaine qu'il avait « pleuré de toutes (ses) larmes » après le match de 2008.
D'une superbe reprise de volée, tout en instinct juste avant la mi-temps (41e minute), le meneur du Real Madrid a permis à la Croatie de chasser enfin ce mauvais souvenir et de lancer idéalement sa campagne européenne, confirmant son statut d'outsider à la victoire finale. « Ce but nous a apporté une victoire importante, mais il ne faut pas oublier les matches à venir. Nous devons passer cette phase de groupe étape par étape, c'est après qu'on pourra se prononcer avec confiance », a tenu à tempérer le n° 10 croate.
Omniprésent au milieu de terrain, Modric a été le principal artisan de la mainmise croate sur la rencontre, face à une équipe de Turquie incapable de porter le danger dans le camp adverse. La timide prestation d'Arda Turan, l'autre n° 10 du match, qui a été remplacé peu après l'heure de jeu, en est le symbole. « Je demande pardon au peuple turc. Je n'ai pas bien joué aujourd'hui, mais mes coéquipiers ont livré un beau combat », a d'ailleurs déclaré le milieu offensif aux chaînes de télévision turques après la rencontre. « Nous allons garder la tête haute, nous pouvons toujours passer l'étape des groupes et accomplir de belles choses », a-t-il espéré.
Annoncé comme l'un des cinq matches du premier tour de la compétition classé à risque, Turquie-Croatie s'est déroulé dans une ambiance bouillonnante mais bon enfant, dans un Parc des Princes paré de supporteurs rouges et à damiers bicolores, à des années-lumière des scènes de violences dans les tribunes d'Angleterre-Russie, la veille au stade Vélodrome de Marseille. Seuls petits accrocs, un pétard et l'irruption d'un supporteur croate sur la pelouse, qui a réussi à déjouer la sécurité pour enlacer Modric au moment du but libérateur.
Mis à mal par les multiples combinaisons et décalages du milieu croate, souvent initiés par le duo Modric-Rakitic, les Turcs auraient toutefois pu ouvrir le score et changer radicalement le physionomie du match si la tête à bout portant de Tufan n'avait pas été repoussée par un Subasic impeccable (29e minute). La seconde période a été à sens unique pour la Croatie, qui n'a pas réussi à se mettre à l'abri, par manque de lucidité dans le dernier geste, et surtout à deux reprises à cause de la barre transversale de Babacan : d'abord sur un délicieux coup franc de Srna (52e minute) puis sur une tête décroisée de Perisic (72e minute).
Le double tenant du titre, l'Espagne, qui se lancera aujourd'hui contre la République tchèque à Toulouse, est prévenu : la tête du groupe D sera dure à aller chercher face à la talentueuse Croatie.

(Source : AFP)

Les « larmes » de 2008 sont enfin sèches pour Luka Modric : le métronome de la Croatie a permis à sa sélection de prendre sa revanche sur la Turquie (1-0), huit ans après sa traumatisante élimination en quart de finale de l'Euro, hier lors de son premier match de l'édition 2016. Héros malheureux de la terrible séance de tirs au but, arrachée par la bande de Fatih Terim à l'ultime minute de la prolongation, au terme d'un scénario fou (1-1, 3-1 t.a.b), Modric a avoué cette semaine qu'il avait « pleuré de toutes (ses) larmes » après le match de 2008.D'une superbe reprise de volée, tout en instinct juste avant la mi-temps (41e minute), le meneur du Real Madrid a permis à la Croatie de chasser enfin ce mauvais souvenir et de lancer idéalement sa campagne européenne, confirmant son statut d'outsider à la victoire...
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