Le ministre du Tourisme Michel Pharaon a assuré hier que son candidat à la présidentielle devrait d'abord faire l'objet d'une entente chrétienne, car cette dernière protège l'entente nationale.
Dans une déclaration à la presse, M. Pharaon s'est dit « étonné » des réactions à ses propos concernant la légitimité politique chrétienne et présidentielle du député Michel Aoun, dont la candidature est soutenue par le chef des Forces libanaises Samir Geagea. Selon le ministre du Tourisme, « il est connu que cette nouvelle donne a entravé les chances d'autres candidats, notamment le député Sleiman Frangié, qui n'est soutenu ni par les FL et le Courant patriotique libre (CPL) ni par les Kataëb et les autres pôles chrétiens. Tout cela a réduit sa légitimité politique chrétienne parmi les forces chrétiennes (pour la présidentielle), ce qui n'a rien à voir avec sa légitimité chrétienne historique ». « Tout candidat consensuel devrait bénéficier d'une légitimité politique chrétienne, parmi des forces chrétiennes ayant une représentativité », a ajouté M. Pharaon, avant de noter que « cela s'applique aussi aux présidences de la Chambre et du Conseil. Et c'était aussi le cas de l'ancien chef d'État Michel Sleiman, soutenu par des formations chrétiennes à Doha ». Et le ministre de poursuivre : « En cas de veto local ou régional (contre un candidat) et qui ne peut être résolu par un accord autour de certaines garanties, tout autre candidat devrait bénéficier d'une légitimité que lui assurerait l'appui de forces efficaces au sein de sa communauté, avant tout accord national sur son nom. Et il s'agit ici d'un principe admis par la majorité des participants au dialogue national, qui s'inscrirait dans le cadre de l'application du pacte national. » « Mon candidat à la présidentielle passe d'abord par l'entente chrétienne qui protège l'entente nationale », a conclu M. Pharaon.


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