Les forces antijihadistes avancent vers Syrte pour chasser l'EI. Reuters/Stringer
Des combats se déroulaient hier dans le centre de Syrte, le fief du groupe État islamique (EI) en Libye, après l'entrée des forces pro-gouvernementales qui espèrent faire tomber la ville dans les prochains jours.
Les forces loyales au gouvernement d'union (GNA) libyen « avancent rapidement contre l'EI en Libye et ont commencé à entrer dans son bastion de Syrte », a souligné dans un tweet Brett McGurk, l'envoyé spécial du président Barack Obama auprès de la coalition anti-EI.
Cette offensive contre la ville portuaire située à 450 km à l'est de Tripoli est menée à la fois par des forces terrestres, aériennes et maritimes.
Elle a permis aux forces du GNA d'avancer jusqu'au centre-ville « où les affrontements continuent », en particulier autour du centre de conférence Ouagadougou, dans lequel l'EI a installé un poste de commandement, a indiqué à l'AFP le porte-parole de ces forces armées, Mohammad Ghassri.
« L'opération ne va pas durer encore longtemps », a-t-il ajouté, en indiquant espérer « être en mesure d'annoncer la libération de Syrte dans deux ou trois jours ».
Le blocage par la marine de la façade maritime empêche par ailleurs les jihadistes « de s'enfuir par la mer », selon un autre responsable militaire.
Les forces loyales au GNA avaient annoncé le 12 mai le début de l'offensive pour chasser l'EI de la bande littorale d'environ 200 km de long qu'il a conquise en 2014. Elles ont ainsi repris Abou Grein (130 kilomètres à l'ouest de Syrte), puis l'importante base aérienne al-Gordabia, la centrale thermique de Syrte ainsi que trois casernes situées à une vingtaine de km du centre-ville. Et hier, l'armée a annoncé la reprise de Harawa, l'une des trois plus importantes localités de la région, à 70 km à l'est de Syrte.
La réalité de la situation militaire reste néanmoins confuse en raison de l'absence de journalistes et de sources indépendantes sur le terrain.
« L'EI va être prochainement défait à Syrte mais ce ne sera pas la fin du groupe en Libye », prévoit Mohammad Eljareh, expert libyen au Centre Rafic Hariri pour le Moyen-Orient.
(Source : AFP)

