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Liban

Le mouvement écologique LEM répond point par point à Bassil concernant Janné

La polémique autour du barrage controversé de Janné (Nahr Ibrahim) devrait se poursuivre aujourd'hui en Conseil des ministres. À la fin de la semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil avait ardemment défendu le projet et répondu aux détracteurs. Le Mouvement écologique libanais (LEM), un rassemblement d'une soixantaine d'ONG écologiques, lui a répondu point par point, utilisant des arguments qualifiés de « scientifiques ».
L'un des points faibles du projet est la nature karstique du sol qui pourrait ne pas supporter son poids et provoquer des fuites dans le sol (donc affecter sa capacité de stockage). Dans son document, le LEM répond à l'argument des défenseurs du barrage selon lequel « la région de Nahr Ibrahim ne comporte pas de rochers karstiques, donc pas de risques d'infiltration de l'eau dans le sol ». Selon le LEM, il existe des rapports du ministère de l'Eau lui-même qui démentent cette information, ainsi que les remarques fournies par le bureau d'études allemand BGR, qui a travaillé sur Jeïta et établi un lien entre les deux nappes phréatiques.
Un autre argument présenté par les défenseurs du barrage : l'eau souterraine a été surexploitée et n'est plus propre à la consommation. Là aussi, le LEM ressort un rapport du ministère de l'Eau qui dit le contraire.
Le troisième argument porte sur les risques de tremblements de terre : le LEM cite les conclusions d'un rapport du centre de géophysique du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), qui fait état de failles traversant la zone, ainsi que le rapport de la société Artelia, chargée des études par l'Office des eaux de Beyrouth lui-même, qui finance le barrage.
La quatrième allégation des défenseurs du barrage est que sa construction ne conduira qu'à l'abattage de cinq mille arbres. Or le LEM produit un document provenant de l'Office des eaux de Beyrouth, qui demande un permis d'abattage de... 51 000 arbres, soit dix fois plus. L'étude d'impact environnemental de Gicome, effectuée à la demande du même organisme, parle de ravages irréversibles du barrage sur l'écosystème.
Le communiqué du LEM attaque le sujet du coût du barrage, 253 millions de dollars en tout, selon le ministère. Or, suivant un document de l'Office des eaux de Beyrouth, cet ouvrage ne coûtera pas moins de 383 millions de dollars par an sur quatre ans. Sachant que, suivant le LEM, le coût annoncé ne comprend pas le prix des infrastructures d'acheminement de l'eau vers Jbeil et Beyrouth, ni le coût d'entretien, ni celui de l'impact environnemental.
Le LEM répond également à l'argument selon lequel les barrages sont une solution au changement climatique par le stockage d'eau. Or, souligne le communiqué citant une étude d'International Rivers, les barrages accentuent l'effet du changement climatique en raison des émanations toxiques dues aux interactions chimiques dans le milieu, sans compter que l'eau stockée en surface risque de s'évaporer plus rapidement quand les températures augmentent.
Le LEM met en doute l'intégrité des sociétés ayant fait les études du barrage, notamment Andrade Gutierrez, impliquée dans un scandale au Brésil (cité dans la presse de ce pays), et Artelia, accusée de fraude par la Banque mondiale (on peut trouver les informations sur le site de la BM). Le texte dément que l'arrêt des travaux coûterait beaucoup d'argent à l'État, estimant que c'est la construction du barrage qui pourrait provoquer des pertes s'élevant à plus d'un milliard de dollars (pour toutes les raisons évoquées ci-dessus). Enfin, le LEM considère également que le fait que le début des travaux ait eu lieu avant l'élaboration d'une étude d'impact environnemental ôte toute légitimité à cet ouvrage.

La polémique autour du barrage controversé de Janné (Nahr Ibrahim) devrait se poursuivre aujourd'hui en Conseil des ministres. À la fin de la semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil avait ardemment défendu le projet et répondu aux détracteurs. Le Mouvement écologique libanais (LEM), un rassemblement d'une soixantaine d'ONG écologiques, lui a répondu point par point, utilisant des arguments qualifiés de « scientifiques ».L'un des points faibles du projet est la nature karstique du sol qui pourrait ne pas supporter son poids et provoquer des fuites dans le sol (donc affecter sa capacité de stockage). Dans son document, le LEM répond à l'argument des défenseurs du barrage selon lequel « la région de Nahr Ibrahim ne comporte pas de rochers karstiques, donc pas de risques d'infiltration de...
commentaires (4)

WLEK... HAL JANNE... JANNANITON KILLON... AU LIEU D,UN BARRAGE CONSTRUISEZ UNE MAISON D,OISELETS ... OU DEBBOUHON KELLON FIHA !!!!!!!!!!!!!! KHALSOUNA BAA MENNON !!!!!!!!

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

16 h 24, le 09 juin 2016

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Commentaires (4)

  • WLEK... HAL JANNE... JANNANITON KILLON... AU LIEU D,UN BARRAGE CONSTRUISEZ UNE MAISON D,OISELETS ... OU DEBBOUHON KELLON FIHA !!!!!!!!!!!!!! KHALSOUNA BAA MENNON !!!!!!!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    16 h 24, le 09 juin 2016

  • Cette Jannéeh, Firdaous au départ ; devenue presque carrière à cause de ces sales méfaits ; la voilà recouverte à présent de tellement de boue, qu’on ne distingue plus ses gracieux méandres sur le pré caillouteux à l'herbe folle que nul pied ne foule plus !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    14 h 03, le 09 juin 2016

  • LEM fait son boulot et notre excellent misnistre Bassil fait l'interet général de tous les Libanais, suivant les responsabilité qui lui sont confiées. C'est sain! Bravo Monsieur Bassil car tous ce vous touchez, vous essayer de le transformer en OR, malgrès l'opposition politique des haineux et des jaloux, qui ne sont pas propositifs mais qui s'opposent à tout... un classique des plus mesquins. Go on mossieur Bassil et ne vous retournez pas.

    Ali Farhat

    12 h 02, le 09 juin 2016

  • Clair, net et précis. Alors, les Voleurs, que répondez-vous ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    06 h 01, le 09 juin 2016

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