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Moyen Orient et Monde - Corne De L’Afrique

Le régime érythréen accusé de crimes contre l’humanité par l’Onu

Le régime érythréen, l'un des plus répressifs au monde, a été accusé hier à Genève de crimes contre l'humanité à grande échelle par une commission d'enquête de l'Onu qui a recommandé que le dossier soit porté devant la Cour pénale internationale (CPI). « Des crimes contre l'humanité ont été commis de manière générale et systématique en Érythrée », écrit la Commission d'enquête sur les violations des droits de l'homme en Érythrée dans son 2e rapport depuis sa mise en place en 2014 par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies. La commission, qui n'a pas été autorisée à se rendre en Érythrée par le régime en place depuis près de 25 ans, a interrogé 833 Érythréens en exil et réuni des dossiers de preuves à l'encontre des responsables soupçonnés d'avoir commis ces crimes contre l'humanité tels que l'esclavage, la torture, les privations de liberté, les disparitions forcées, la persécution, le viol et le meurtre.
L'Érythrée, qui compte 6,5 millions d'habitants, « est un État autoritaire, il n'y aucune pouvoir judiciaire indépendant, pas d'Assemblée nationale et pas d'institutions démocratiques (...) il y a un climat d'impunité pour les crimes contre l'humanité commis depuis un quart de siècle », a déclaré lors d'une conférence de presse le président de la commission d'enquête, Mike Smith.
Cette situation est un des motifs pour lesquels les Érythréens fuient par milliers ce petit pays de la Corne de l'Afrique, qui a acquis son indépendance en 1991 après une guerre de trente ans contre l'Éthiopie et est dirigé d'une main de fer depuis 1993 par le président Issaias Afeworki.

(Source : AFP)

Le régime érythréen, l'un des plus répressifs au monde, a été accusé hier à Genève de crimes contre l'humanité à grande échelle par une commission d'enquête de l'Onu qui a recommandé que le dossier soit porté devant la Cour pénale internationale (CPI). « Des crimes contre l'humanité ont été commis de manière générale et systématique en Érythrée », écrit la Commission d'enquête sur les violations des droits de l'homme en Érythrée dans son 2e rapport depuis sa mise en place en 2014 par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies. La commission, qui n'a pas été autorisée à se rendre en Érythrée par le régime en place depuis près de 25 ans, a interrogé 833 Érythréens en exil et réuni des dossiers de preuves à l'encontre des responsables soupçonnés d'avoir commis ces crimes contre...
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