La famille de l'homme d'affaires incarcéré Bahige Abou Hamzé a accusé hier de « mensonge » le bureau « légal » (de presse) du leader du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt. Un bureau qu'elle a également qualifié « d'illégal », dans un communiqué, « car il fait l'amalgame entre la condamnation qui découle d'une décision de justice et entre les poursuites abusives sur demande, 16 au total, qui visent Bahige Abou Hamzé ». Elle a précisé que l'homme d'affaires « a été arrêté durant trois années carcérales, de manière préventive et abusive, sans aucun justificatif légal ». Et d'ajouter que « Bahige Abou Hamzé n'a pas été condamné, mais qu'il est toujours sans jugement ».
Les proches du prévenu ont réfuté les affirmations du chef du PSP arguant que « plus de huit juges d'instruction avaient condamné et arrêté M. Abou Hamzé sur la base du droit ». « Dans la réalité, seulement deux juges d'instruction de Beyrouth ont procédé à l'arrestation préventive et illégale de Bahige Abou Hamzé, le premier a été démis de ses fonctions et l'autre est sur la bonne voie », ont-ils martelé, promettant qu'ils feront régner la loi, et feront libérer l'homme d'affaires.
S'adressant à l'auteur du communiqué publié par le bureau du député Walid Joumblatt, la famille Abou Hamzé a lancé : « Ne craignez pas la chute, vous êtes tombés bien bas, vous êtes devenus aussi menteurs que des astrologues. » S'adressant enfin à M. Joumblatt, le communiqué a conclu : « Si vous savez ce qui se dit en votre nom, c'est un malheur, mais si vous ne le savez pas, c'est encore plus grave. »
Pour rappel, le procureur général financier, Ali Ibrahim, avait émis le 28 avril dernier un mandat d'arrêt à l'encontre de l'homme d'affaires, pour faillite frauduleuse, dans le cadre d'une plainte déposée contre lui par Walid Joumblatt. M. Abou Hamzé est un ex-associé du chef du PSP, avec qui ses rapports se sont détériorés. Il avait déjà été incarcéré suite à une accusation dans plusieurs affaires de détournement de fonds et d'escroquerie. En avril 2015, le juge d'instruction de Beyrouth, Fady Anayssi, avait ordonné sa relaxe dans une autre affaire, dans laquelle il était accusé d'abus de confiance et de détournement de fonds. En octobre 2013, M. Abou Hamzé avait été remplacé par Jihad Zouhairy à la tête de Cogico SARL (Consolidated Group for Industry & Commerce), l'une des plus importantes sociétés de distribution de produits pétroliers au Liban. Il en a été le directeur durant 25 ans, représentant les intérêts de M. Joumblatt.
Liban - Justice
Les proches d’Abou Hamzé accusent Joumblatt de « mensonge »
OLJ / le 08 juin 2016 à 00h00


c'est aussi un peu de la faute de mr hamze de s'associe avec des personnes a la reputation sulfureuse....un peut comme harriri pere qui s'est associe aux syriens, faut pas venir apres se plaindre... je pense que aoun et bassil sont maintenant associe avec des gens pas recommendables et ils viendront dans quelques annees nous dire que c'est des menteurs et des voleurs... l'histoire se repete tres vite au Liban
10 h 21, le 08 juin 2016