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Cinema- - En Salles

« Money Monster » : supernormal vs superdollar

Jodie Foster livre un excellent divertissement « anti », avec George Clooney et Julia Roberts en tête d'affiche.

Le film le plus violent de l'année ne sera pas un blockbuster de 2h30 tout en effets spéciaux, bagarres et destructions. Non, le film le plus violent de l'année, humainement et socialement, sera ce Money Monster, réalisé par Jodie Foster et interprété entre autres par George (Alameddine) Clooney et Julia Roberts.

Respectivement présentateur et réalisatrice de Money Monster, un show financier outrancier et entièrement à la solde de l'hydre de la « haute finance internationale », ils se font prendre en otage par une victime collatérale, un nobody qui a perdu tout son héritage dans la chute subite et brutale du cours d'une action qui avait été conseillée par George. Ce vrai loser, comme on en a rarement vu au cinéma et auquel Jodie Foster fait tout subir, sans aucune empathie, cherche non pas vengeance ou réparation, mais des explications, ne se contentant pas du « bug informatique » avancé par les responsables.

Et c'est à partir de cette prise d'otage que le film prend son envol, après une introduction un peu poussive et centrée sur les simagrées nespressoesques de Clooney. Les sujets abordés sont alors nombreux, le principal étant la haute finance et son arrière-boutique, le consentement aveugle des médias sur ces mastodontes financiers, l'impunité que ses dirigeants s'octroient et les conséquences, forcement catastrophiques sur les petits investisseurs, ceux qui n'y connaissent rien et qui pensent qu'ils vont devenir Crésus en une transaction.

Victime consentante du toujours plus, Jodie Foster décide de s'attaquer aussi aux médias 2.0 (Twitter, Facebook, Instagram) et la vitesse folle à laquelle nous devons vivre – peut-être aurait-elle gagné à se concentrer plus sur son antihéros et sur une morale finale qui reste floue et terriblement défaitiste.
C'est d'ailleurs là que réside la violence intrinsèque du film, dans cette distance entre le destin des infiniment petits et le dédain des infiniment grands. Il reste que son film est enlevé, très bien interprété, parfois drôle, touchant et constituera un excellent samedi soir. Dans le classement des thrillers financiers sortis ces dernières années, il se situera plus près du chef-d'œuvre shakespearien Margin Call que de l'autiste The Big Short, car jouant plus sur les sentiments, la proximité et la dramaturgie que sur la technique financière.

Le film le plus violent de l'année ne sera pas un blockbuster de 2h30 tout en effets spéciaux, bagarres et destructions. Non, le film le plus violent de l'année, humainement et socialement, sera ce Money Monster, réalisé par Jodie Foster et interprété entre autres par George (Alameddine) Clooney et Julia Roberts.
Respectivement présentateur et réalisatrice de Money Monster, un show financier outrancier et entièrement à la solde de l'hydre de la « haute finance internationale », ils se font prendre en otage par une victime collatérale, un nobody qui a perdu tout son héritage dans la chute subite et brutale du cours d'une action qui avait été conseillée par George. Ce vrai loser, comme on en a rarement vu au cinéma et auquel Jodie Foster fait tout subir, sans aucune empathie, cherche non pas vengeance ou réparation,...
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