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Culture - Installation

Aimer les corps, ce n’est pas aimer les êtres

Corps consumés par les fièvres nocturnes, corps habillés et démaquillés, corps exposés aux regards des passants sur le sable : Noor Haydar a déserté l'âme pour mieux déchiffrer son temple. Diplômée d'arts graphiques de la Lebanese American University, l'artiste puise son inspiration dans la ville qu'elle habite : Beyrouth, qui influe sur les comportements des femmes, amantes, artistes ou citoyennes, ainsi que sur la perception de leurs enveloppes charnelles.
La femme est façonnée par l'image que l'autre lui renvoie. Cet autre, c'est également le spectateur, intrus et complice, intime et étranger : Noor Haydar inclut chacun de ses visiteurs dans ses œuvres interactives.
Dans son installation « The Absent Present », Noor Haydar place la femme face à la mer, sur la seule plage publique de Beyrouth, Ramlet el-Baïda. Armée simplement de la caméra de son téléphone portable, elle reste assise sur le sable et enregistre les silhouettes et les regards qui défilent. La maladresse des comportements sociaux qu'elle observe se traduit sur les visages fuyants des observateurs qui la regardent en coin : leurs profils défilent sur un écran placé en face du sable de la plage qu'elle a disposé dans sa galerie. Absorbés par ces sables émouvants, les regards impudiques qui pèsent sur le spectateur questionnent le respect, à l'égard de la plage jonchée de déchets, de la ville éclatée et chaotique, de l'autre et de soi.
L'artiste empoigne à bras le corps ces châteaux de sable éphémères, et lorsque les silhouettes, lassées de dévisager la femme assise au soleil, s'échappent, l'artiste et la mer restent. Noor Haydar désire explorer « la vanité des traces de notre passage évanescent » ; ces corps féminins qui traînent leurs ombres s'appréhendent par leurs détails les plus intimes, comme les traces incarnat laissées par leurs fards et rouges à lèvres sur les cotons démaquillants que l'artiste a suspendus à un mur. Ou encore les poils désincarnés qu'elle peint sur ses toiles et qui s'entremêlent pour former des calligraphies filandreuses. La fascination de Noor Haydar pour ces corps anonymes et la fugacité des regards maladroits qui s'attachent à eux révèlent qu'en définitive pour l'artiste, aimer les corps, ce n'est pas aimer les êtres.

*Espace Minus 1, imm. Moutran, Zaroub el-Haramié, Tabaris, Achrafieh. Jusqu'au 29 mai, de 15h à 22h.


Corps consumés par les fièvres nocturnes, corps habillés et démaquillés, corps exposés aux regards des passants sur le sable : Noor Haydar a déserté l'âme pour mieux déchiffrer son temple. Diplômée d'arts graphiques de la Lebanese American University, l'artiste puise son inspiration dans la ville qu'elle habite : Beyrouth, qui influe sur les comportements des femmes, amantes,...

commentaires (1)

BIZARRE TRES CHERE MADAME... AIMER LES CORPS N,EST PAS AIMER LES ETRES... ET AIMER LES ETRES N,EST PAS AIMER LES CORPS... FAUT BIEN SOCRATE POUR DECHIFFRER L,ENIGME !

CENSURE + CARENCE + BOURDES = FUITE DES ABONNES.

14 h 30, le 28 mai 2016

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Commentaires (1)

  • BIZARRE TRES CHERE MADAME... AIMER LES CORPS N,EST PAS AIMER LES ETRES... ET AIMER LES ETRES N,EST PAS AIMER LES CORPS... FAUT BIEN SOCRATE POUR DECHIFFRER L,ENIGME !

    CENSURE + CARENCE + BOURDES = FUITE DES ABONNES.

    14 h 30, le 28 mai 2016

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