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Moyen Orient et Monde - Syrie

Les rebelles exigent l’arrêt de l’offensive du régime contre Daraya et la Ghouta orientale

L'aviation russe a mené pour la première fois hier des raids sur Alep depuis l'entrée en vigueur d'une
trêve partielle, le 27 février

A Qamichli, les habitants constatent les dégâts provoqués par un attentat attribué à l’État islamique (EI). DELIL SOULEIMAN / AFP

Une trentaine de groupes rebelles ont exigé hier de Washington et de Moscou qu'ils interviennent immédiatement pour faire cesser dans les 48 heures l'offensive du régime syrien contre la localité de Daraya et dans la région de l'est de Damas.
« Nous donnons 48 heures aux parrains du cessez-le-feu pour sauver ce qui reste de l'accord et contraindre le régime criminel d'Assad et ses alliés à arrêter complètement et immédiatement leur offensive sauvage contre Daraya et la Ghouta orientale », affirment 29 organisations rebelles. Daraya, qui se trouve à 10 km au sud-ouest de Damas, est l'une des plus anciennes localités assiégées, le régime tentant en vain depuis fin 2012 de s'emparer de cette cité stratégique aux mains des rebelles.
« Face à l'offensive du régime contre toutes les régions libérées et particulièrement Daraya, (...) nous considérons que l'accord de cessez-le-feu s'est totalement effondré », ajoutent ces organisations parmi lesquelles figurent notamment les deux groupes ennemis Jaïch al-islam et Faylaq al-Rahmane. Une trêve entre régime et rebelles instaurée en Syrie depuis le 27 février sous l'impulsion des Russes et des Américains a été violée à plusieurs reprises dans la Ghouta et d'autres régions.
« Les groupes rebelles vont répondre avec tous les moyens pour défendre notre peuple sur tous les fronts jusqu'à ce que le régime cesse totalement son offensive contre toutes les régions libérées, spécialement Daraya, et revienne sur ses positions d'avant le 14 mai », ajoutent ces organisations.
L'armée syrienne, appuyée par des combattants du Hezbollah, avait lancé le 14 mai une violente offensive contre les rebelles dans la Ghouta orientale. Elle a repris jeudi Deir al-Assafir et neuf localités dans les environs de Damas, profitant de l'affrontement entre Jaïch al-islam et Faylaq al-Rahmane.
Par ailleurs, les 29 organisations ont affirmé « envisager sérieusement de se retirer complètement du processus politique stérile » dont les derniers pourparlers indirects à Genève en avril entre opposition et régime n'ont donné lieu à aucune avancée. Les groupes rebelles ont demandé à la communauté internationale et les pays amis « d'agir pour sauver Daraya du génocide ».

Dans les prochains jours
Selon les militants antigouvernementaux des Comités locaux de coordination (LCC), des combats ont lieu actuellement dans les faubourgs de Daraya, et d'après le site prorégime al-Masdar, l'armée « prépare une vaste opération » pour la capturer dans les prochains jours. La Coalition de l'opposition, principal regroupement hostile au régime, a apporté dans un communiqué son soutien aux décisions des groupes rebelles et « appuie leurs demandes ».
Parallèlement, l'aviation russe a mené pour la première fois hier des raids contre la ville syrienne d'Alep depuis l'entrée en vigueur d'une trêve partielle le 27 février par Moscou et Washington, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
« Des avions russes et syriens ont mené hier 40 raids sur la route de Castello. C'est la première fois que les avions russes sont entrés en action à Alep depuis le trêve », a affirmé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. La « route de Castello », au nord d'Alep, est vitale pour les rebelles car l'approvisionnement de la partie de la ville qu'ils contrôlent passe par cet axe routier. Les forces du régime ont tenté à plusieurs reprises, mais sans succès, d'en prendre le contrôle. Si elles réussissaient, les quartiers rebelles seraient totalement assiégés.
Par ailleurs, huit personnes ont été tuées dans une série d'explosions survenues dans le nord-est de la Syrie, a indiqué hier l'OSDH, des attentats attribués au groupe jihadiste État islamique (EI). À l'extérieur de la localité de Tal Tamr, à environ 40 km de la frontière turque, deux voitures piégées conduites par des kamikazes ont explosé samedi soir à un point de contrôle des services de sécurité kurdes, connus sous le nom d'Assayech, a indiqué l'OSDH. Le porte-parole de la police kurde Abdallah Saadoune a déclaré à l'AFP que ses forces avaient été alertées sur une possible attaque.

« Préparer l'offensive sur Raqqa »
De son côté, le chef des forces américaines au Moyen-Orient, le général Joe Votel, s'est brièvement rendu en Syrie samedi pour rencontrer des forces spéciales américaines déployées sur place et des combattants locaux, a-t-on appris de source militaire américaine. Le chef du Centcom, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient, était en Syrie samedi « pour préparer l'offensive sur Raqqa », la bastion de l'EI dans le nord-est du pays, a tweeté Brett McGurk, l'envoyé spécial du président Barack Obama auprès de la coalition contre l'EI.
Enfin, sur le plan diplomatique, le secrétaire général de l'Onu a appelé samedi à Doha les puissances régionales et internationales à encourager les parties syriennes à reprendre les négociations afin d'en finir avec le « cauchemar » que représente ce conflit. « Je pense que sans cet horizon politique (d'une transition), une escalade est très probable. Une nouvelle fois, j'en appelle à tous les acteurs régionaux et internationaux pour qu'ils usent de leur influence sur les parties (syriennes) et les persuadent de négocier... sur une transition », a-t-il ajouté.
(Source : AFP)

Une trentaine de groupes rebelles ont exigé hier de Washington et de Moscou qu'ils interviennent immédiatement pour faire cesser dans les 48 heures l'offensive du régime syrien contre la localité de Daraya et dans la région de l'est de Damas.« Nous donnons 48 heures aux parrains du cessez-le-feu pour sauver ce qui reste de l'accord et contraindre le régime criminel d'Assad et ses alliés...
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