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Moyen Orient et Monde - Brésil

Premier jour de l’ère Temer avec le défi de redresser le pays

Michel Temer présidant le Conseil des ministres, hier. Andressa Anholete/AFP

Le Brésil s'est réveillé hier avec un nouveau gouvernement présidé par Michel Temer, qui va essayer de redresser le pays englué dans une profonde crise économique et d'éviter d'être emporté par le gigantesque scandale de corruption Petrobras.
« Nous avons peu de temps », a prévenu Michel Temer, du grand parti de centre-droit PMDB, lors de sa prise de fonctions jeudi au palais présidentiel de Planalto. « Mais nous nous efforcerons de mettre en place les réformes dont le Brésil a besoin », a assuré l'ancien vice-président de Dilma Rousseff, devenu son principal rival.
Après des mois d'agitation politique, le Sénat a décidé jeudi à l'aube l'ouverture d'un procès en destitution de l'impopulaire dirigeante de gauche, accusée de maquillage des comptes publics. Avec ce vote à une très large majorité (55 voix sur 81 sénateurs), la présidente est écartée du pouvoir pour un maximum de six mois en attendant le jugement final du Sénat.

Tous les yeux sur Temer
« Il est nécessaire de rétablir la crédibilité du Brésil sur la scène nationale et internationale », a déclaré Michel Temer, qui est d'origine libanaise, en s'adressant à la nation, entouré de son gouvernement de redressement économique et d'inspiration libérale.
Mais, à peine formé, ce gouvernement est déjà la cible de critiques : sur 24 ministres, aucune femme et aucune personne de couleur. Son gouvernement était réuni pour la première fois vendredi matin, a annoncé sur Twitter Michel Temer en publiant une série de photos.
Mais rien n'est gagné pour Michel Temer. Il devra composer avec une féroce opposition de gauche et les nombreux problèmes qui ont nui à Dilma Rousseff, dont une économie en déliquescence (contraction du PIB de 3,8 % en 2015). En outre, plusieurs de ses ministres et alliés politiques sont dans le collimateur de la justice pour corruption, ce qui fragilise la crédibilité du nouveau président.
D'autant que son talon d'Achille reste la façon dont il est parvenu à la fonction suprême : sans passer par les urnes. M. Temer est crédité d'une très faible popularité. En cas d'élections, seuls 1 % à 2 % des Brésiliens voteraient pour lui, selon un sondage récent.

Rousseff combative
La suspension de Dilma Rousseff, ex-guérillera de 68 ans devenue la première femme présidente du géant sud-américain en 2011, sonne le glas d'une époque dorée pour la gauche en Amérique latine. Elle a appelé les Brésiliens à « se mobiliser » contre le « coup d'État » dont elle se dit victime, avant de quitter la présidence. « J'ai pu faire des erreurs, mais je n'ai pas commis de crime » de responsabilité, a-t-elle affirmé, combative. Elle accuse « le traître » Michel Temer d'avoir précipité sa chute pour s'emparer du pouvoir en poussant fin mars sa formation, le grand parti centriste du PMDB, à lui retirer son appui. « Je sens la douleur de l'injustice », a-t-elle déclaré avant de se cloîtrer dans sa résidence, d'où elle prépare désormais sa défense.

(Source : AFP)

Le Brésil s'est réveillé hier avec un nouveau gouvernement présidé par Michel Temer, qui va essayer de redresser le pays englué dans une profonde crise économique et d'éviter d'être emporté par le gigantesque scandale de corruption Petrobras.« Nous avons peu de temps », a prévenu Michel Temer, du grand parti de centre-droit PMDB, lors de sa prise de fonctions jeudi au palais présidentiel de Planalto. « Mais nous nous efforcerons de mettre en place les réformes dont le Brésil a besoin », a assuré l'ancien vice-président de Dilma Rousseff, devenu son principal rival.Après des mois d'agitation politique, le Sénat a décidé jeudi à l'aube l'ouverture d'un procès en destitution de l'impopulaire dirigeante de gauche, accusée de maquillage des comptes publics. Avec ce vote à une très large majorité (55 voix sur...
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